Programme du PEJ

PROGRAMME DES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2017

AGRICULTURE

Il faut impérativement soutenir les producteurs en revoyant la Politique Agricole Commune (PAC).

Les crédits alloués aux agriculteurs français pour 2020, concernant la nouvelle Politique Agricole Commune, doivent être impérativement maintenus, tout en allégeant les charges ainsi que les démarches administratives afférentes.

Cela passe essentiellement, par la sécurisation des relations entre les acteurs des filières, notamment, par des accords et des négociations interprofessionnelles.

Par ailleurs, il faut adopter une stratégie offensive vis-à-vis des accords de libre-échange négociés par la Commission Européenne, dès la définition des mandats de négociation, pour ouvrir de nouveaux marchés à nos produits et défendre les secteurs stratégiques.

Il faut protéger les entreprises agricoles contre la volatilité des prix, au travers d’une réglementation encadrant l’intervention financière sur les marchés à terme, d’un mécanisme d’assurance garantissant un revenu minimum en cas d’aléas, et de dispositifs efficaces et rapides de gestion des crises.

Enfin, il faut revoir le statut des exploitations agricoles afin qu’elles disposent d’un régime au même titre que des entreprises, avec des réductions fiscales pour relancer l’activité afin de permettre aux agriculteurs de mieux lisser leurs revenus et se constituer une épargne de précaution.

CULTURE

Notre société a besoin d’une meilleure transmission du savoir. Cela passe par l’accompagnement des établissements scolaires afin qu’ils disposent d’outils dans le but d’assurer une plus grande présence de l’éducation artistique et culturelle à l’école et dans le champ des activités périscolaires.

Par ailleurs, il faut davantage favoriser les échanges et partenariats avec les écoles de musique, les théâtres, les lieux culturels dans toute leur diversité, afin de favoriser l’accessibilité à culture en milieu scolaire.

En outre, il faut référencer méthodiquement notre patrimoine culturel et inciter aux visites pédagogiques pour que les jeunes puissent connaître l’Histoire de France.

Il faut préserver le patrimoine de notre pays notamment en mettant l’accent sur des actions qui fonctionnent bien qu’il faudrait développer comme les « Journées du Patrimoine ». Ceci passe, notamment, par l’attribution de ressources afin de sensibiliser au maximum notre jeunesse sur la richesse du pays.

Une jeunesse qui maîtrise son histoire et préserve son patrimoine est une jeunesse éveillée, consciente de son passé et confiante en son avenir.

ÉCOLE

Il est plus qu’urgent de prévoir une organisation de l’éducation nationale, qui passe essentiellement par la formation des enseignants afin qu’ils puissent répondre aux besoins et aux attentes de la société et des élèves qui sont les citoyens de demain.

Pour ce faire, il faut impérativement mettre en place un programme de formations continues spécifiques aux enseignants, selon les besoins des établissements, en plus de la formation généralisée, qui bien qu’indispensable pour appréhender le métier est loin des problématiques propres aux établissements dans lesquelles ils sont affectés.

Les équipes enseignantes, sous la coordination des chefs d’établissement, devront rendre un rapport annuel sur l’environnement éducatif ainsi que sur l’évolution de l’enseignement, notamment dans les quartiers sensibles, afin d’ajuster les besoins matériels et de formation.

Afin de maintenir constante la motivation des élèves, il faut mettre en place des évaluations régulières et performantes qui permettront d’évaluer les progrès des élèves. L’objectif n’est pas de susciter un climat de compétition mais de favoriser l’évaluation constante des élèves, avec un examen de fin de cycle.

L’apprentissage est une voie de réussite, il faut impliquer davantage les élèves ainsi que les enseignants dans ce processus afin de rendre plus agréable la vie en société.

La réussite des uns et la quiétude des autres doivent être le leitmotiv de notre société.

Dans le premier degré, il faut mettre l’accent sur la maîtrise de la langue et de l’écriture.

Ceci passe par un retour aux fondamentaux, qui sont l’encadrement et le suivi des élèves dès la maternelle et le CP, avec un encadrement soutenu des élèves en difficultés.

Il faut prévoir un rythme adapté par rapport aux besoins réellement constatés par les enseignants dans le respect du socle commun.

Par ailleurs, afin de motiver les enseignants à maintenir l’accent sur les fondamentaux, ces derniers seront gratifiés d’un intéressement selon les résultats obtenus par leur établissement, selon le projet d’établissement.

Dans le second degré, il faut mettre l’accent sur l’apprentissage selon les aptitudes des élèves, afin qu’ils puissent se doter de qualifications selon leurs capacités.

Pour cela, il faut davantage impliquer les parents à la prise de décisions dans l’orientation des enfants. Il faut prévoir une rencontre parents, élèves, enseignants, au minimum deux fois par trimestre pour permettre aux parents d’être acteurs de l’évolution et du suivi de l’éducation de leurs enfants.

Pour les élèves en grandes difficultés scolaires, il est indispensable de réfléchir à une orientation vers l’apprentissage qu’il est nécessaire de mieux mettre en valeur. L’apprentissage doit être perçue comme voie de réussite et non le passage obligé pour les élèves ayant connu l’échec scolaire. Il faut étendre la logique des lycées de métiers, et rationaliser le nombre de baccalauréats professionnels.

Aucun élève en fin de cycle ou bien ayant 18 ans ne doit sortir de l’enseignement sans être diplômé. La réussite scolaire doit être sanctionnée par un diplôme pour permettre à l’élève de prendre confiance et de mieux se lancer dans la recherche d’un emploi.

S’il ne dispose d’aucun diplôme ou de formation professionnelle, le jeune ne pourra s’épanouir dans une société dont les membres sont dans une compétition pour bénéficier du meilleur rang social.

Dans le supérieur, il est urgent de mettre fin à la sélection par l’échec. Chaque étudiant, qui ne souhaite pas intégrer une faculté, doit pouvoir$ disposer d’une formation adaptée à ses compétences et à ses envies. Il est souhaitable de développer les cycles courts professionnels tels que les BTS et les DUT, en prenant en compte les besoins du marché du travail.

Par ailleurs, la sélection dans les filières courtes à savoir BTS et DUT, doivent être ouvertes également aux bacheliers professionnels et technologiques, sans pour autant faire de la discrimination positive.

Pour réduire au maximum les échecs à la faculté, nous proposons une politique d’orientation adaptée au cas par cas. Ceci passe par l’information des parents, sur l’existence de cycles courts adaptés à leurs enfants.

Pour les étudiants qui souhaitent intégrer une faculté, mais qui connaissent des difficultés, il faut encourager la mise à niveau ou la réadaptation des élèves par des modules de remises à niveau, dont la présence de l’élève doit être obligatoire, pour éviter qu’ils ne se sentent mis à l’écart, ce qui conduira à l’abandon des études, donc à la sortie de la faculté sans diplôme ni formation.

Par ailleurs, il faut généraliser la sélection dès le L3 pour l’entrée en Master, quelles que soient les formations, en augmentant les capacités d’accueil en master et augmenter le nombre de masters, en adéquation avec les besoins du marché du travail.

Encourager les universités à favoriser l’entrée d’adultes en formation continue dans les Masters. La formation tout au long de la vie doit devenir une voie privilégiée d’accès au Master et de surcroît au monde professionnel.

En premier cycle, il est indispensable de continuer à définir les droits d’inscription, par arrêté, à un niveau modique pour ne pas peser sur les classes moyennes. Les étudiants boursiers continueront d’être exemptés des frais d’inscription.

Les universités seront encouragées à généraliser la réalisation d’un semestre dans une université étrangère, en troisième année, et à augmenter significativement, notamment via l’opérateur Campus France, l’accueil d’étudiants étrangers en premier cycle.

EMPLOI

Les politiques à venir doivent se faire autour de deux axes : le retour au plein emploi et l’éducation. Il est possible d’y arriver si l’on parvient à transposer dans notre société ce qui marche dans d’autres pays.

Cela passe par l’emploi des jeunes, qui doit être le combat des années à venir. Pour ce faire, nous proposons de donner de moyens aux politiques en faveur de l’apprentissage.

Un jeune formé est un jeune armé pour faire front aux défis de la société. Ce but n’est réalisable qu’avec la participation du monde professionnel. La formation des jeunes d’aujourd’hui est une plus-value pour les entreprises qui pourront, selon leurs attentes et leurs besoins, mieux adapter leur environnement.

Si nous voulons obtenir des résultats concrets, nous devons absolument supprimer les charges patronales pour les faibles salaires, ce qui permettra de lutter plus sévèrement contre le chômage de masse qui touche principalement les postes à salaires bas.

En contrepartie, les sociétés bénéficiant de cet avantage devront embaucher des chômeurs de longue durée.

Par ailleurs, les charges salariales devront être gelées pendant 5 années afin de permettre aux entreprises de lutter sereinement contre les imprévus du marché.

Nous devons soutenir la création d’emplois en favorisant l’investissement (réforme de la fiscalité du capital, baisse de l’impôt sur les sociétés…) et la croissance, qui passe par la fin des 35 heures.

ENTREPRISE

Nous proposons de mettre un frein à la pression fiscale qui pèse sur les entreprises, en abaissant le taux de l’impôt sur les sociétés afin de le rapprocher de la moyenne européenne.

De même, il est urgent de baisser le coût du travail par la réduction des cotisations salariales et patronales afin de rendre plus compétitives nos entreprises vis-à-vis des entreprises européennes, et notamment celles de l’Europe de l’Est.

Ce gain économique permettra d’éviter la délocalisation des entreprises, tout en créant de l’emploi. Ce n’est un mystère pour personne: l’exode des entreprises est l’une des causes du chômage.

En outre, la compétitivité des entreprises passe également par la protection sociale des entrepreneurs pour faire face à l’inactivité subie lors des périodes creuses.

Les entrepreneurs sont la clef de voute des entreprises. Partant, il faut leur permettre d’avoir des garanties structurelles ainsi que sociales, afin qu’ils puissent développer leurs activités en France.

C’est pour cette raison que nous devons préparer une situation stable à long terme afin de permettre aux entreprises d’être compétitives tout en y faisant leur plus-value.

Naturellement, l’ensemble de ces allègements seront faits en contrepartie d’engagements à créer de l’emploi afin d’arriver au retour au plein emploi.

Des mesures de vérification de la tenue des engagements doivent être réalisées. Les entreprises bénéficiant de ces allègements qui ne respecteraient pas les engagements devront intégralement rembourser les acquis dont ils ont bénéficié.

FAMILLE

Il faut retrouver une justice sociale pour toutes les familles, en relevant le quotient familial, à 5000 euros par demi-part supplémentaire, pour toutes les familles.

Il faut également rétablir le versement de la prime à la naissance au 7ème mois de grossesse pour permettre à tous les parents, et  surtout à ceux aux revenus modestes, de préparer convenablement l’accueil de leur futur enfant.

Il faut favoriser le dialogue social dans l’entreprise pour permettre une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie parentale.

La société fait face à l’augmentation des ménages dont les membres une activité professionnelle. L’objectif est de garantir aux enfants une stabilité familiale. Ceci passe par la conciliation entre le monde professionnel et les obligations parentales, pour préserver le socle familial.

Il faut pour cela, assurer une prise en charge des assistantes maternelles agrées afin que ces dernières puissent garder les enfants à la maison. L’objectif est de limiter le nombre de changements d’environnement pour les enfants.

Il est nécessaire de faciliter la mise en place de réseaux de solidarité de proximité, face aux difficultés que peuvent rencontrer les parents, en collaboration avec des politiques publiques.

Il faut doubler le montant de l’allocation journalière de présence parentale, en cas de maladie d’un enfant.

Il faut mettre à la disposition de tous les parents qui en ressentent la nécessité des services et des moyens leur permettant d’assumer pleinement leur rôle éducatif: rassurer, conseiller, consolider par un accompagnement adapté.

L’ensemble de ces politiques passe par le renforcement de la responsabilité des parents, qui en cas de négligence se verront suspendre les allocations versées.

Il faut renforcer la solidarité entre les générations, et pour cela mettre en place des ateliers de rencontres entre les personnes âgées ainsi que les enfants voire les adolescents, pour que le respect des uns vis-à-vis des autres, puisse perdurer et ainsi favoriser le bien vivre-ensemble en société.

FINANCES PUBLIQUES ET REFORME DE L’ÉTAT

Ce n’est pas en augmentant les impôts, notamment directs, que l’on va rétablir l’équilibre budgétaire. Il est possible de le faire en diminuant la dépense publique, à l’instar des autres pays européens. Ceci passe essentiellement par la lutte contre la fraude et l’abus du système fiscal.

Dans les entreprises, il faut en finir avec l’incertitude fiscale, en faisant voter une loi de programmation d’une durée égale à la mandature, détaillant une feuille de route fiscale.

Par ailleurs, il faut associer les salariés à la réussite de leur entreprise.  Pour cela, il faut  développer l’actionnariat salarié tout en abaissant les prélèvements sociaux payés par l’entreprise.

Pour encourager davantage les salariés à participer à l’évolution de leur entreprise, il faut annuellement dégrever le plafond des plus-values dès 3 années de détention pour les salariés.

En outre, il faut réformer le régime social des indépendants (RSI), pour l’adapter à la conjoncture économique, afin de  favoriser les commerçants et les artisans qui travaillent dur et qui gagnent peu.

JEUNESSE

Mettre en place une évaluation systématique en fin de chaque année scolaire pour éviter le décrochage scolaire.

Ceux qui en ont besoin pourront bénéficier d’une assistance personnalisée pour revenir au niveau et ainsi, éviter une éventuelle déscolarisation.

Pour prévenir d’éventuelles difficultés, il faut assurer une meilleure orientation dès le premier cycle en renforçant le cas échéant, la qualification professionnelle.

Des places devront être réservées aux bacheliers technologiques et aux bacheliers professionnels dans les BTS et les DUT, sans qu’il ne soit mis en place une discrimination positive.

Il est nécessaire d’imposer une continuité  des étudiants inscrits en  M1 pour l’entrée en M2, et éviter qu’ils ne soient dans l’obligation de faire des choix en fin d’études, qui ne correspondent pas forcément à leur orientation professionnelle future.

Il est indispensable d’harmoniser, dynamiser, mettre l’apprentissage au cœur de l’enseignement et en faire une filière reconnue dans le monde professionnel.

Au terme de leur cycle d’apprentissage, il faut encourager les jeunes à la création d’entreprises.

Il faut faciliter l’installation des jeunes artisans, agriculteurs, commerçants, notamment en simplifiant les démarches administratives, juridiques et réglementaires.

Il faut rénover les résidences universitaires, les adapter davantage aux besoins des étudiants en y incluant des bibliothèques, des salles de travail, des espaces de loisirs et des espaces culturels.

Pour ailleurs, il faut renforcer dans le secteur privé, l’offre de logements étudiants, en posant systématiquement, dans les cas ou l’étudiant ne dispose pas de cautionnaire, l’État comme garant.

L’étudiant ne doit avoir comme préoccupation que l’apprentissage et la réussite, afin d’apporter à la fin de ses études, une plus-value à la société. Il ne doit pas se poser de questions d’ordre financière et faire des sacrifices, en cumulant petits boulots et études.

Il faut donc lui donner les moyens d’étudier pleinement et sereinement.

Pour assurer à l’étudiant un cadre sain, il faut également qu’il puisse se soigner et ainsi lutter contre les inégalités de santé dont souffrent les jeunes (obésité, problèmes bucco-dentaires…).

Il faut mettre en place un programme de renforcement de la santé des jeunes, tout en supprimant la cotisation de sécurité sociale des étudiants.

Enfin, il faut adapter l’éducation à l’ère du numérique.

L’objectif est aussi de Favoriser le numérique dès la primaire afin que les jeunes puissent au fil de leur éducation disposer de compétences en termes de maîtrise des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

SANTÉ

Il faut rendre la parole aux professionnels de santé pour assurer une meilleure organisation de leur secteur et renouer la confiance avec les pouvoirs publics. Ce sont les professionnels de santé, qui connaissent le terrain, c’est pourquoi ils doivent être les acteurs de l’amélioration de la prise en charge des patients, ainsi que de la valorisation des métiers de la santé.

Il faut améliorer la qualité de l’information pour éviter des dépenses inutiles, et ainsi réaliser des économies  pour les réinjecter dans la recherche médicale.

Il faut faire de la santé un levier de croissance et, pour cela, maintenir et développer en France des industries de santé fortes, en soutenant la recherche-développement de pointe.

Il faut garantir la liberté de choix du médecin par le malade, la liberté de prescription et d’installation des médecins, et le paiement direct des honoraires au médecin par le patient.

Il faut donner plus d’autonomie budgétaire aux hôpitaux et sortir des 35 heures à l’hôpital.

Il est indispensable de garantir le maintien du taux de couverture des dépenses de santé par l’assurance maladie en maintenant le niveau global de remboursement. Il est urgent de rétablir l’équilibre des comptes par la lutte contre les fraudes et par une plus grande efficience de la sécurité sociale et des complémentaires.

SÉCURITÉ

Créer un réseau du renseignement territorial de proximité, pour identifier en amont les personnes susceptibles de porter atteinte à l’ordre public, en impliquant tous les services de sécurité dans le renseignement avec des formations adaptées.

Généraliser l’utilisation des nouvelles technologies (biométrie, reconnaissance comportementale et faciale…) pour faire face à la menace terroriste. Mais également, en facilitant la communication et la coordination entre les services nationaux de sécurité (DGSI, DGSE)

Renforcer la coopération européenne entre services de renseignement en créant une agence européenne de coordination du renseignement.

Renforcer et assurer la cohérence de la politique de lutte contre le terrorisme international, définir une politique commune de lutte contre l’ensemble des organisations reconnues comme terroristes sans aucune distinction.

Pour obtenir des résultats concrets, il faut lutter contre les circuits financiers du terrorisme et l’utilisation du cyberespace par les réseaux criminels, avec l’engagement des États régionaux concernés. Ceci passe aussi par le renforcement des moyens de lutte contre la cybercriminalité et des services dédiés à la recherche et au suivi des sites criminels et/ou terroristes.

La lutte contre l’espionnage industriel doit être davantage développé.

NUMÉRIQUE

Introduire des cours d’informatique et de programmation à l’école et ainsi rendre l’élève, dès le collège, « acteur » lors des cours (créations de sites web, analyse de data…) et encourager le travail de manière collaborative.

Augmenter la qualité de la formation professionnelle en renforçant l’évaluation des programmes de formation, et en supprimant les aides aux organismes de formation qui ne feront pas la preuve de leur efficacité mesurée par le taux d’insertion dans l’emploi.

Introduire la formation numérique continue tout au long de la vie pour être à la pointe des métiers de demain.

Renforcer la prospective pour adapter les formations aux besoins à venir des entreprises.

Simplifier, généraliser et promouvoir le régime de l’auto entrepreneur et faciliter le passage d’un statut à l’autre.

Ouvrir le débat sur l’adaptation de notre modèle social à l’ère numérique.

Soutenir l’innovation sous toutes ses formes.

Mettre en place une véritable « diplomatie de l’innovation » : simplifier les aides à l’internationalisation, et mieux accompagner les entreprises souhaitant s’implanter à l’étranger.

Rationaliser et encourager l’orientation vers les entreprises innovantes d’une partie de l’épargne collectée dans l’assurance-vie.

Développer une nouvelle stratégie ambitieuse pour amener la France dans le peloton de tête des pays européens, à la fois dans le déploiement et dans l’utilisation du très haut débit.

Affirmer une souveraineté numérique européenne.

Repenser la démocratie à l’ère du numérique et favoriser la participation des citoyens

UNE POLITIQUE VISANT À ÉCONOMISER L’ÉNERGIE

Une politique de gestion prudente et responsable de la ressource nous pousse à réduire la consommation tout en améliorant les services vis-à-vis de nos concitoyens.

Un plan d’économies d’énergie, avec des mesures réglementaires et tarifaires, permettra d’atteindre les objectifs définis. Ceci peut se réaliser par la tarification progressive de l’électricité et du gaz ainsi que des Kw consommées. Nous pourrions ainsi lutter contre les gaspillages d’énergie.

Délivrer aux entreprises des certificats d’économie d’énergie pour celles qui luttent contre les dépenses inutiles et le gaspillage.

En outre, un accompagnement systématique des ménages, des TPE-PME et des collectivités, pourra faire baisser les factures énergétiques et améliorer la situation des plus modestes.

En outre, il faut réaliser des investissements forts dans la réhabilitation des bâtiments.

Un plan de rénovation des logements, défini par des normes énergétiques, doit être mis en place. Les propriétaires faisant appel à ce plan de rénovation bénéficieront de crédits d’impôt. Les bâtiments publics et les logements des ménages à revenus modestes seront prioritaires.

LA SORTIE DU NUCLÉAIRE

La sortie du nucléaire s’impose pour des raisons multiples. Il n’est plus concevable d’être confronté à des risques d’accidents majeurs comme à Tchernobyl ou à Fukushima, il n’est plus concevable que des déchets radioactifs, extrêmement dangereux, puissent être encore produits. Ces dangers, ainsi que tout autre risque pesant sur notre planète doivent être bannis. Ceci doit être un combat commun, pour la préservation de notre planète.

À ces risques, s’ajoutent des raisons économiques. La poursuite onéreuse du programme nucléaire français bloque les politiques d’économie d’électricité, freine le développement des énergies renouvelables et empêche les mutations industrielles indispensables à la transition énergétique et à notre avenir économique.

Nous sommes pour l’arrêt progressif des réacteurs nucléaires français ainsi que de la production des énergies nucléaires. Le stockage en profondeur des déchets nucléaires sera définitivement arrêté.
Nous sommes pour le renforcement des moyens dédiés à la sureté nucléaire et le développement d’une expertise pluraliste, tout en développant les énergies renouvelables.

Les énergies renouvelables assureront une part importante, de l’ordre de la moitié de la production d’électricité totale de notre pays.

Pour la production de chaleur, la transition se fera par un recours limité au gaz naturel. Par ailleurs, l’objectif est d’assurer le remplacement de la consommation de carburants fossiles par des énergies renouvelables, telles que la biomasse ou la géothermie.

Nous agissons pour que le développement des énergies renouvelables s’effectue en cohérence avec les objectifs de protection de la nature, du paysage et de la diminution de l’émission d’ondes sonores, ainsi que le respect de la faune et de la flore.

Pour optimiser au mieux cette politique de transition énergétique, il faut une politique d’organisation et de financement rationnelle. L’action publique en matière d’énergie nécessite une gestion planifiée et décentralisée. Ainsi nous soutenons une compétence énergétique pour les régions et communautés d’agglomérations ou  pour les communautés urbaines, avec un appui des services déconcentrés de l’État.

Elle inclura des missions de promotion et de financement, au moyen d’agences locales, constituant ainsi un véritable service public local.

En ce qui concerne la distribution d’électricité, il faut instaurer une réglementation assurant la transparence et l’équité des négociations de concession des activités de distribution des réseaux  par les autorités. La production d’énergie ne peut et ne doit pas être monopolisée par le secteur privé, mais doit relever d’une forte régulation publique.

En outre, des moyens de production décentralisés et portés par des investissements citoyens et coopératifs seront encouragés.

L’accès aux services énergétiques doit être garanti pour tous. Une nouvelle fiscalité environnementale favorisera la transition énergétique dans un unique objectif : la préservation de la planète.

POLITIQUE DE PRÉSERVATION, DE LA NATURE, DE L’EAU ET DE L’AGRICULTURE

Nous devons protéger et restaurer la biodiversité qui constitue le tissu vivant de la planète.

Les pertes et les dégâts causés aux écosystèmes risquent d’être irréversibles. La nature rend pourtant gratuitement un nombre considérable de services ; pollinisation, épuration, paysages, protection contre de nombreux risques…

Au sein de l’Union européenne, ce déclin se manifeste sous la forme de l’effondrement des stocks halieutiques, de l’appauvrissement des sols, de dégâts dus aux inondations et de la disparition de la vie sauvage.

La biodiversité agricole est particulièrement importante pour le maintien d’une agriculture de qualité, pour la protection des sols et de l’environnement rural, en général.

C’est maintenant qu’il faut réorienter en profondeur les politiques publiques, en intégrant la biodiversité dans toutes les politiques sectorielles, notamment les infrastructures de transport, l’urbanisme, l’agriculture, l’eau, etc.

À l’opposé d’une vision purement utilitariste de la nature, en France comme ailleurs, l’homme doit redéfinir sa place dans l’équilibre du monde vivant.

Cela passe par plus de biodiversité.

Pour cela, il faut instaurer un moratoire sur les OGM et les gaz de schistes, en y incluant des outils législatifs et réglementaires en faveur de la protection et la gestion durable de la biodiversité, et conditionnant tout nouvel aménagement à une analyse de leur impact sur la biodiversité.

Par ailleurs, il faut mettre en œuvre une action forte en faveur de la biodiversité agricole, avec la mise à l’écart des biotechnologies en y instaurant des critères de production de semences fondés sur l’adaptation aux écosystèmes locaux.

Mise en place d’une fiscalité attractive et des mécanismes financiers favorables à la biodiversité.

L’instauration d’une police et d’une justice spécialisées contre les délits environnementaux.

Naturellement, la protection de la nature passe également par la protection des animaux, en l’occurrence par la remise en ordre de la législation sur la chasse. Nonobstant des efforts considérables,  il est plus que nécessaire de réaliser un certain nombre de réformes, notamment, les statuts et le financement des fédérations, la fiscalité, la délivrance du permis de chasse, l’extension des règles de la protection animale à la faune sauvage, tout ceci encadré par un dispositif permanent d’éducation à la nature et à l’environnement à destination des publics concernés.

La priorité est de rétablir une alimentation saine, de redonner un sens au métier d’agriculteur, de protéger la nature.

L’objectif est de passer d’un modèle productiviste et industriel à un modèle conçu avec les paysans par et pour les consommateurs, et non plus pour l’exportation sur des marchés artificiels et perméables à la spéculation financière, destructeurs pour l’économie des agriculteurs.

Un soutien sans réserve à l’installation agricole par des plans locaux incitant le remplacement d’un départ par l’installation d’un nouvel agriculteur et par des prêts sans intérêt pour les projets créateurs d’emplois.

Imposer une réforme de la gestion foncière, pour préserver le monde de l’agriculture contre des impôts élevés, qui sont la principale cause de la crise dans le secteur.

Instaurer, une fiscalité encourageant l’agro-écologie et appliquer le principe pollueur-payeur : taxe sur les pesticides, TVA favorable aux produits écologiques et défavorable aux polluants.

CONTRE LA FAIM POUR MANGER MIEUX

Dans toutes les civilisations, s’alimenter est un plaisir, les repas structurent le temps social. La population mondiale vient d’atteindre sept milliards d’individus. Plus d’un milliard souffre de la faim et plus d’un milliard  fait de la suralimentation. Les besoins primaires, à savoir boire et se nourrir, doivent être accessibles à tous.

Nous prônons une politique qui réponde aux besoins nutritionnels de la population, tout en préservant les milieux naturels, ce qui repose sur une réorganisation de la production au plus près des lieux de consommation et au développement de l’agriculture biologique.

Pour ce faire, il faut lutter contre le gaspillage, de la production et de la consommation, que ce soit dans les cantines scolaires ou dans les cantines des entreprises.

Le manger mieux va nous permettre de lutter contre les problèmes de santé (diabète, obésité, cancers, maladies cardiovasculaires, etc.) liés à une alimentation de mauvaise qualité en constante croissance.

Ces maux ont pour causes l’industrialisation de la production, de la transformation et de la distribution, notamment, par l’excès de sel, de sucre, de gras, de viande, d’alcool, de colorants et de conservateurs, de résidus d’engrais et de pesticides, etc.

Les classes modestes, les personnes précaires sont les plus touchées par les inégalités sociales de santé liées à l’alimentation.

Celles et ceux qui vivent en dessous du seuil de pauvreté peinent à manger sain.

Nous proposons de lutter plus efficacement en restauration collective (scolaires, hôpitaux, maisons de retraite, entreprises, milieux carcéraux crèches, etc.) en proposant des repas équilibrés.

Éduquer les enfants, sensibiliser les adultes contre la « malbouffe ». Il est possible, de faire des semaines du goût avec des thèmes, pour favoriser l’envie de manger équilibrer.

Réglementer la publicité en direction des étudiants, mais aussi dans les centres socioculturels en organisant une campagne d’affichage de sensibilisation. Mettre en place une politique d’avenir pour le mieux manger en subventionnant les associations.

Faciliter l’accès des plus démunis aux produits frais et de qualité, et aider à l’approvisionnement des organisations de l’aide alimentaire, notamment en leur attribuant les surplus agricoles au lieu de les détruire.

UN LOGEMENT POUR TOUS

Alors que nous sommes un pays avec un parc immobilier considérable, il manque toujours des logements, sans oublier, les mal-logés et las appartements vétustes.

L’habitat est devenu un facteur majeur de précarisation du fait de la hausse incontrôlée des prix et l’augmentation du coût de l’énergie.

Un logement doit être un droit pour tous, de la location à la propriété. Il faut assurer
l’accueil inconditionnel dans les structures d’hébergement, en maintenant les capacités tout au long de l’année. Pour un passage serein vers un logement adapté, l’accompagnement social doit être encouragé et développé.

Personne ne doit vivre dans la rue. Pour ce faire, il faut interdire les expulsions sans garantie de relogement. Il faut un système de relogement automatique au sein du parc immobilier public.

La construction de logements sociaux et la captation de logements dans le parc privé doivent permettre de lutter contre le mal-logement, l’habitat indigne doit être sévèrement puni par des dispositions judiciaires

Par ailleurs, il faut lutter contre la pénurie de logements, en construisant plus et mieux avec un quota par an.

Des logements spécifiques doivent être prioritairement réservés aux personnes âgées, aux personnes à mobilités réduites, aux jeunes en situation de précarité.

Pour les autres populations, il faut garantir un meilleur accès au parc social, en maintenant la vocation du logement social en augmentant les financements publics.

Renforcer la transparence et l’égalité des demandes de logement via des dossiers anonymes et la généralisation des systèmes de cotation des dossiers.

Enfin, il faut réguler le parc locatif privé, tout en y faisant baisser les prix. Pour cela, il faut maîtriser les loyers en les encadrant à la relocation, en alignant les premiers loyers au niveau du quartier et en plafonnant les prix au m2.

Décréter immédiatement un gel de cinq ans sur les loyers, puis mettre en place une politique de contrôle de l’augmentation des loyers, tout en supprimant le mois de carence pour l’attribution des allocations logement.

Pour finir créer une autorité de régulation des agences immobilières, afin d’assainir la profession.

SOUTIEN DES PME, TPE ET DES ARTISANS

En France, nous sommes confrontés à la confiscation par certains groupes financiers de la majorité de l’activité économique tout en ignorant le devenir  des petits entrepreneurs.

Nous avons également une carence dans l’insertion du salariat dans les grandes entreprises ou dans la fonction publique.

Nous sommes amenés à transformer notre manière de travailler, en préservant le salariat mais aussi en favorisant le développement des PME, TPE ainsi que de l’artisanat en mettant en place une charte locale de l’entrepreneuriat.

Pour une efficacité maximum, ceci passe par la réduction des rentes, et en rétablissant les conditions, d’une concurrence minimale dans des secteurs ou certaines multinationales/entreprises, occupent de fait des positions de monopoles ou d’oligopoles.

Avant tout il faut une fiscalité soutenant les PME, TPE, ainsi que les entreprises artisanales locales par la création d’un crédit d’impôt, surtout pour celles dont le  domaine d’activité contribue à la création d’emploi ainsi qu’à la transition écologique.

Ensuite, il faut une  mise en place progressive d’un impôt réel sur les sociétés, en fonction des bénéfices et rétablir l’imposition des plus-values de cession d’entreprises.

Il faut responsabiliser les administrations publiques vis-à-vis des PME, TPE, de l’artisanat, par la mise en place de délai strict de paiement. Ces délais devront également être respectés par la société principale vis-à-vis des sociétés sous-traitantes, qui devront préalablement, payer leurs sous-traitants avant de solliciter les attestations des organismes publics, pour les travaux déjà terminés.

Pour que nos artisans puissent réellement être compétitifs, il faut leur allouer des aides afin qu’ils ne soient pas submergés par les charges fixes. On peut répondre à ce besoin par la mise en place de locaux et dépôts à loyers contenus, ainsi que, par le rétablissement des aides à la création d’emplois d’utilité sociale par des chômeurs.

Afin d’arriver à une efficacité optimale, il faut réformer les chambres de commerce et de métiers vers une meilleure transparence, mais aussi réformer le Rsi pour le rendre plus adapter à la conjoncture économique, notamment, pour les petits entrepreneurs, par l’instauration de tranche de cotisations, selon le secteur d’activité.

TRAVAILLER MIEUX

Il faut impérativement arriver à créer de l’emploi, pour permettre la relance économique, ceci passe également par la garantie du droit au départ à la retraite à 62 ans sans décote ni surcote.

Les salariés ayant exercé des métiers reconnus comme pénibles bénéficieront d’une durée de cotisation plus faible leur permettant de partir à 60 ans.

Pour les carrières féminines incomplètes, le maintien des trimestres gratuits et la mise en place d’une majoration par enfant à charge seront doublés.

S’agissant des étudiants à partir de 20 ans, ils cotiseront de plein droit à la caisse de retraite, sans justifiés d’un emploi, sur simple attestation d’inscription à la faculté.

Depuis ces 20 dernières années, « La France qui se lève tôt » ne se reconnaît plus dans son travail.

Cette situation illustre un problème récurrent : la réglementation et la législation du travail sont peu ou mal appliquées et connues.

Le phénomène marquant de ces deux décennies est l’intensification du travail, liée à l’augmentation des contraintes de temps, à la pression sur les coûts et sur les effectifs.

Chasse aux effectifs, pressions pour diminuer la masse salariale en poussant à la démission, multiplication des contraintes, organisation du travail en juste à temps, prescription de modes opératoires standardisés… tous ces facteurs sont à l’œuvre dans la plupart des secteurs de l’économie et des fonctions publiques !

Il faut faire appliquer le droit du travail. Cela passe par un renforcement des effectifs de l’Inspection du travail, et du pouvoir de contrainte par décision administrative.

Redonnons le pouvoir d’agir aux salariés. Cela passe par la restauration de la légitimité syndicale, dans les entreprises quelle que soit leur taille et auprès des travailleurs eux-mêmes.

Cela passe aussi par la restauration des représentants du personnel. Les représentants des salariés doivent être associés aux décisions importantes, notamment, en lien avec les salariés et la santé des salariés. Cela doit devenir une priorité pour les entreprises. Ces dernières auront pour obligation de faire une visite médicale semestrielle, à l’ensemble des salariés, y compris les cadres de la société.

Le licenciement doit être réformé, notamment, il faut mettre en place l’interdiction des licenciements spéculatifs, avec pour obligation faite aux entreprises de rembourser dans ces situations les aides publiques reçues.

Il faut encadrer strictement les licenciements économiques motivés par l’anticipation de pertes de compétitivité en prévoyant un volet de sauvegarde de l’emploi.

Il faut réduire les risques du travail dans la sous-traitance en rendant les donneurs d’ordre coresponsables du passif pour les chantiers terminés et non payés, des accidents du travail et des maladies professionnelles.

Il faut généraliser les exonérations de charges sociales pour les bas salaires et l’exigence d’un travail décent. Ces exonérations de cotisations pour les bas salaires seront réservées aux postes en CDI avec un temps de travail supérieur à 25 heures.

Renforcer le rôle des inspecteurs de travail, avec une mission de prévention et de conseil pour les salariés, qui souhaitent obtenir des réponses à leurs questions. Ceci pourra se faire qu’avec la collaboration des entreprises afin de maîtriser les risques dans une démarche positive commune. Cela passe par la création d’une gamme de sanctions intermédiaires avant la “mise en demeure”.

UN JUSTE REVENU PAR MÉNAGE

Il n’y a pas de changement possible dans une société minée par l’explosion des inégalités et par des écarts extravagants de revenus.

Dans ce cadre l’augmentation des minima sociaux, du SMIC et des plus bas salaires, la lutte contre la précarité et le temps partiel subi visent à redistribuer du pouvoir d’achat en récupérant la richesse orientée vers le capital au détriment du salariat.

Afin d’arriver à un juste revenu, il faut lutter pour la réduction des dépenses et l’augmentation des salaires par un plan de relance économique adaptée à la conjoncture actuelle.

La revalorisation du SMIC pour encourager la société à travailler, sans se soucier des acquis sociaux de certains ménages inactifs qui disposent d’un revenu presque égal à une partie de la population active.

La réduction massive du travail précaire par l’introduction d’une prime salariale majorée pour toute heure travaillée dans le cadre d’un contrat inférieur à un tiers-temps.

L’instauration d’un impôt sur le revenu réformé qui reposera sur le prélèvement de l’impôt à la source, la création d’un crédit d’impôt par enfant à charge pour remplacer le quotient familial, un élargissement de la base de l’ISF, notamment par la révision de l’exonération des biens professionnels.

La suppression de l’ensemble des niches fiscales injustes, coûteuses et inutiles, l’exonération des heures supplémentaires, la baisse de la TVA sur la restauration.

 SOLIDARITÉ DES RÉGIONS

Les services publics ont été mis à mal par la politique de dérégulation et de privatisation. Leur maintien, leur relance, leur réforme et leur efficacité sont la condition pour une prise en compte des régions, de leurs spécificités historique, culturelle et écologique.

La diversité régionale de la France est un atout majeur pour sa mutation. Afin que cette mutation soit possible, il faut des projets politiques forts et courageux.

Le service public est l’outil de la communauté pour assurer sa cohésion et sa solidarité. Il est l’outil de l’intérêt général. Les fonctionnaires sont responsables au quotidien de missions essentielles pour l’accès aux droits, ainsi qu’au lien social.

C’est dire combien un changement radical des orientations est nécessaire.

Cela passe par la lutte des politiques à double vitesse, notamment, par la remise en cause de la règle de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, qui a abouti à une dégradation sans précédent du service public de l’éducation et de l’hôpital…

Une grande transparence permettrait d’assurer une égalité d’accès aux services publics essentiels.

Le lancement d’une négociation globale sur les fonctions publiques pour qu’elles deviennent de meilleurs employeurs afin de mieux impliquer les salariés, ce qui passera par une révision du contenu des concours.

L’ouverture sous conditions, du statut de fonctionnaire à des personnes de nationalité étrangère, y compris, dans l’armée.

POUR UNE ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE

L’alternative à l’économie du capital et en complément des services publics qui poursuivent des missions d’intérêt général, les mutuelles, les coopératives et les associations sont au cœur de l’économie sociale et solidaire.

Afin de développer une économie sociale et solidaire, il faut créer un plan d’action sur plusieurs années, avec les acteurs du secteur, en indiquant préalablement le but qui est notamment d’aider à la création et reprise d’entreprises solidaires, avec un nouveau droit de préemption sur les terrains en friches ou locaux industriels désaffectés fleurissant dans les communes de France.

Ces lieux ne doivent pas être laissés à l’abandon, alors qu’ils peuvent être générateurs d’emplois et de relance économique pour la commune ainsi que pour le département.

Pour ceci il faut mettre en place des politiques de cession des locaux vacants.

Par ailleurs, il faut développer les incitations fiscales spécifiques pour les entreprises qui créent une activité dans ces secteurs laissés en friches ou à l’abandon.

En outre, il faut faire évoluer le code des marchés publics vers un soutien plus affirmé aux activités sociales et solidaires.

Pour cela, il faut aider à la mise en place ou à la généralisation de programmes d’entrepreneuriat solidaire dans l’enseignement secondaire, professionnel et supérieur.

Ces politiques permettront de créer un dynamisme au sein des zones d’activités industrielles et artisanales, qui souffrent de la concurrence des nouvelles zones.

UNE POLITIQUE DES BANLIEUES

Depuis les années 2000, les banlieues ont littéralement changé de visage. Ces lieux qui étaient remplis de joie et de bonheur, ont laissés la place, à une certaine anarchie, sous l’œil des politiciens, qui font de la situation un fonds de commerce lors de leur campagne électorale.

La situation continue à se dégrader pour les habitants de ces banlieues.

Un renouvellement urbain, insuffisamment connecté au volet humain et social de la rénovation, avec des moyens de plus en plus instables, une baisse des aides aux associations épuisent les politiques publiques.

La politique de la droite a stigmatisé la jeunesse des quartiers et plus particulièrement celle d’origine étrangère rendue responsable de l’insécurité et de toutes les difficultés, et devient l’objet d’une discrimination ethnique et d’une véritable chasse au faciès.

La politique de gauche n’a fait que poursuivre cette diabolisation des quartiers, afin de légitimer son inaction.

Une nouvelle politique des quartiers doit s’inscrire dans une démarche globale de “la renaissance des banlieues” qui doit les désenclave afin de permettre à toutes les populations de sortir des enfermements scolaires, culturels ou de loisirs, tout en favorisant les fluidités et les échanges des populations et des activités. Ceci en y organisant les moments et les espaces festifs partagés.

En outre, il faut favoriser la création d’emplois qualifiés dans les quartiers populaires, à l’opposé de la logique purement financière des zones franches. Il faut inciter les activités à s’installer dans les quartiers populaires en modulant les aides en fonction de leur impact social.

Pour cela, il faut instituer une réelle politique d’aide à la création d’entreprises, pour les résidents des quartiers, et uniquement pour eux, avec un suivi de  la création ainsi que de l’objet social, et lutter contre l’implantation d’entreprises dites boîte aux lettres qui ne créent pas d’emploi dans ces quartiers, mais profitent uniquement des avantages.

S’agissant de la fonction publique, il faut lors du recrutement, une politique de diversification sociale et géographique.

Ces banlieues manquent cruellement d’une éducation vraiment prioritaire, afin de permettre un travail pédagogique adapté et renforcé selon les besoins.

Il faut accroître significativement l’encadrement, en y renforçant l’offre d’enseignements particuliers de haut niveau (technologies, culture, sport, musique, arts plastiques), et surtout, revenir à des établissements scolaires à taille humaine.

Pour permettre aux quartiers d’être intégrés au reste de la ville, il faut une politique de mobilités des transports pour les désenclaver en y développant des navettes collectives inter-réseaux et accroître l’offre des transports qui doivent fonctionner à une fréquence plus élevée et mieux répartie sur toute la journée, et tout particulièrement, le week-end.

VITALISATION DES TERRITOIRES RURAUX

De même que les zones proches des villes, les territoires ruraux sont victimes d’installations désordonnées. Ils sont l’objet de perte de terres agricoles dans les zones plus éloignées et se vident. Les populations vieillissent, les espaces verts et parfois le bâti tendent à dépérir.

La fermeture d’établissements scolaires, hospitaliers, administratifs, postaux…  impacte durement la France profonde. Bons nombres de communes, n’ont plus de commerces de proximité.

De nombreuses tentatives de revitalisation, sous l’impulsion de la population locale, n’ont pas permis d’inverser la tendance.

Avant tout, il faut réduire les taxes tout en facilitant l’accès au foncier, Il faut y ajouter une politique d’incitation au peuplement sous forme d’aide à l’installation, à la création de commerces de proximité, à la création d’associations sportives et culturelles…

Il faut également revenir aux fondamentaux, avec une politique de relance de l’agriculture, en partenariat, avec les agriculteurs, ainsi qu’en favorisant la formation professionnelle pour assurer une relève sure et saine. Naturellement, l’incitation fiscale, lors de la cession, renforce cette revitalisation.

Cette incitation fiscale doit également être ouverte à l’installation des professions libérales (médecins, avocats, infirmiers, vétérinaires, etc.), source de vitalité et du « bien vivre » de ces zones rurales.

Par ailleurs, pour permettre aux familles de se sentir bien, il faut compléter l’offre de services, notamment, par l’installation de crèches et garderies parentales, d’offres de services alternatifs de transports à la personne, mais aussi, par le mixage des générations afin de transmettre l’amour de la terre et de la France profonde, d’où nos racines ont germé.

LE MIEUX VIVRE POUR TOUS

Le « mieux vivre pour tous » doit être un droit fondamental de tous et non un privilège réservé à une partie de la population.

La protection sociale doit être ouverte à toutes et à tous, sans discrimination aucune. Intervenir en amont, agir sur les causes des problèmes plutôt que de se limiter à tenter d’en amoindrir les conséquences sociales, environnementales et sanitaires, constituent autant de façons nouvelles de concevoir la protection sociale et ses missions.

Il ne s’agit plus seulement de réparer, mais aussi d’anticiper, de prévenir et de donner à chacun la possibilité d’augmenter ses capacités, pour mieux s’insérer dans le travail, dans la vie de tous les jours, ou encore pour limiter les comportements à risques en terme sanitaires.

C’est pourquoi il faut s’engager massivement dans la prévention et l’amélioration de la qualité de vie, tout en agissant pour une réduction des gaspillages et des dépenses liées aux situations de rente et aux lobbies, notamment dans le domaine de la santé.

Pour ce faire, tout en  gardant à l’esprit l’exigence d’indépendance des décisionnaires vis-à-vis des acteurs économiques, en mettant en avant la transparence des prises de décision et de la mise en œuvre de véritable contre- pouvoirs, la réforme de la sécurité sociale s’impose.

Cette réforme, doit se faire dans le respect du principe de solidarité et de responsabilité de chacun. Elle doit être protectrice et respectueuse, émancipatrice et responsable.

POUR UNE SOCIETE EDUQUEE

Le modèle défendu pour une meilleure émancipation s’appuie sur l’intelligence et la créativité humaine. L’éducation doit donc être au centre de la vie sociale et concerne autant l’école que la famille et les relations entre les générations, que le tissu social et associatif, que les médias et les écrans… qui entourent jeunes et adultes et conditionnent les représentations et les comportements.

Il faut une véritable mobilisation de l’ensemble de la société pour promouvoir, tout au long de la vie, la coopération, la solidarité à la place de la compétition, la confiance et la sécurité en lieu et place de la sélection et de l’exclusion.

C’est pourquoi, l’éducation doit être à nouveau mis au rang des priorités nationales, mais pas pour revenir au statu quo, mais ayant comme principes l’autonomie, la solidarité et la responsabilité.

C’est pour cette raison qu’il faut combattre les inégalités dès la petite enfance, en instituant un service public local de la petite enfance et promouvoir le secteur associatif et solidaire, avec pour mission de sensibiliser les jeunes pour une vie en groupe dans une société, multiethnique, multiculturelle,  multi-cultuelle.

Les jeunes doivent avoir leur place à l’école. Cela peut être promu en mettant en cohérence le primaire et le secondaire pour scolariser les enfants, de 6 à 16 ans, sans sélection ni orientation. Les structures de cette école fondamentale et le service de ses enseignants devront être définis au terme d’une consultation qui consistera à donner une orientation au sein de la société.

Le système devra rompre avec la culture de la performance, du résultat et du contrôle généralisé.

Pour finir, il faudra lutter contre la sortie du cursus scolaire non diplômant. Il faut encourager chaque jeune de 16 à 18 ans, à obtenir un diplôme afin qu’il puisse trouver un emploi, pour éviter qu’il ne se sente exclu de la société.

S’agissant des jeunes non diplômés entre 18 à 25 ans, il faut faire de l’apprentissage un véritable lieu de formation, respecté, mieux rémunéré, évalué et contrôlé.

C’est pour cette raison que la formation doit être « tout au long de la vie » consolidée  par le développement de la validation des acquis afin de permettre l’épanouissement de chacun et contre la routine professionnelle.

Enfin, l’école doit être rendue à celles et ceux qui la font vivre quotidiennement. Il faut rendre leurs responsabilités aux enseignants en redéfinissant les programmes scolaires en termes d’objectifs transdisciplinaires de fin de cycle.

Garantir aux enseignants la maîtrise de leur métier en arrêtant les suppressions de postes dans l’éducation nationale tout en titularisant le personnel précaire.

Refonder la formation initiale et continue des enseignants de la maternelle à  la faculté, diversifier les concours de recrutement et réformer leur contenu.

L’urgence est de réformer de façon concertée le système d’affectation et de promotion pour sécuriser le parcours des débutants, notamment, dans les quartiers populaires, encourager la mobilité des professeurs chevronnés vers l’éducation prioritaire et la prise de responsabilités.

In fine, il faut mettre en place un véritable service public de l’enseignement supérieur, pour permettre à la France d’être compétitive.

Nonobstant les réformes, les faiblesses de l’enseignement supérieur perdurent, notamment le clivage entre écoles et universités, le manque de moyens globaux ainsi que les fortes inégalités entre filières et disciplines, l’insuffisance de la pédagogie et de l’orientation face au taux d’échec à l’université.

Avec la crise, ceci ne s’arrange gère, notamment, par la paupérisation des étudiants qui conduit pour la première fois au recul du taux de poursuites d’études après le baccalauréat.

C’est pour cette raison qu’il faut mettre en place une politique d’autonomisation les étudiants pour les rendre acteurs de leur parcours, en transformant en profondeur le système de bourses actuel par la mise en place d’un revenu jeune.

En outre, il faut diminuer les frais d’inscription, pour réduire les écarts avec certains étudiants, qui pour des raisons familiales sont exemptés des frais d’inscription.

Par ailleurs, il faut donner aux étudiants l’opportunité de s’engager dans la vie citoyenne, par la mise en place de maisons d’étudiants, et inciter à plus d’engagements associatifs, sanctionnés par une prise en compte dans le cursus…

VERS L’ÉMANCIPATION DE LA JEUNESSE

Contrairement à ce que l’on peut croire, la jeunesse fait front à une période instable et inquiétante, que ce soit en matière de logement, d’emploi, de santé…

La liberté des jeunes de choisir une perspective de vie plus réaliste qu’idéaliste doit être  le leitmotiv des années à venir.

Les étapes de la vie de la jeunesse paraissent largement brouillées. Les critères de passage à l’âge adulte ne sont plus la majorité à 18 ans ou l’obtention d’un diplôme, mais l’indépendance, elle-même devenue incertaine sous l’effet de l’accès tardif aux minima sociaux, de l’allongement des études, du développement de la précarité ou du recul de l’âge du premier enfant.

L’autonomie de la jeunesse s’inscrit donc dans le cadre de la redéfinition d’une politique des âges et des temps de la vie.

Outre une attention particulière apportée à l’orientation et à l’insertion des jeunes, il faut mettre en place des assises de la jeunesse qui se tiendront 2 fois par an afin de comprendre et d’évaluer les répercussions de l’évolution mondiale sur les générations futures.

Pour ceci, il faut lever toute discrimination liée à l’âge, en particulier pour l’accès aux minimas sociaux.

En outre, il faut intégrer les jeunes à la vie politique et à la discussion démocratique, en renforçant le partenariat avec les conseils municipaux, régionaux et nationaux de la jeunesse, en instaurant une obligation de représentation des élèves dans toutes les instances du milieu scolaire et en étudiant les modalités d’une baisse de l’âge du droit de vote à 17 ans.

En donnant la priorité à la lutte contre la précarité des jeunes, la société pourra facilement intégrer dans la vie en société ces derniers, en prenant en compte les périodes de stages et d’emplois précaires dans le calcul des droits sociaux.

L’une des difficultés pour les jeunes, c’est aussi l’accès au logement et au transport. Pour cela, il faut accompagner les jeunes, par l’encadrement des loyers par l’instauration d’un prix plafond, mais aussi l’extension de la garantie des risques locatifs gratuite, mutualiste et solidaire, et enfin, par la construction de nouvelles résidences universitaires.

Pour finir, le mal-être de nos jeunes c’est aussi leur santé. En effet, le premier poste délaissé pour manque de moyens par les jeunes reste la santé. Pour y remédier, il faut créer un chèque santé de 150 euros par an pour les 16-25 ans.

Par ailleurs, il faut améliorer la prise en charge des soins dentaires et optiques, pour les jeunes de 16-25 ans.

La santé des jeunes est importante pour l’équilibre de la caisse d’assurance maladie. Une santé fragile, risque de pénaliser les générations futures qui devront prendre en charge les frais de traitements des aînés.

INCLURE LES AINES AU CŒUR DES POLITIQUES

La population française est vieillissante, actuellement près d’un quart a plus de 60 ans et l’espérance de vie augmente régulièrement.

La situation des aînés est marquée par de fortes disparités sociales, qui placent les uns dans l’aisance extrême, les autres dans une grande pauvreté aggravée par la stagnation et la réforme des pensions.

Les aînés ne sont pas une charge pour la société mais une richesse. Ils sont un maillon important de la transmission de l’expérience collective et de la cohésion sociale.

Ils méritent mieux ! Une place centrale doit leur être réservée, autre que le paternalisme et le clientélisme des petits cadeaux, qui entretiennent leur éloignement de la société et accentuent leur solitude.

Il faut arriver, comme fût un temps, que la société fasse de cet âge de la vie, une pierre angulaire de la lutte pour la solidarité et  contre l’isolement, avec une politique efficace fondée sur le respect et la reconnaissance de ce qu’ils ont bâti, tout en portant une attention à  la transmission de la mémoire, qui permettra aux moins jeunes de mieux comprendre et de vivre en harmonie.

Pour ceci, il faut favoriser l’activité bénévole et les lieux d’échange intergénérationnels, par le soutien aux clubs de seniors, à la formation dite « du troisième âge » aux nouvelles technologies.

En sécurisant les revenus et l’accès aux soins des plus fragiles par
l’augmentation du minimum vieillesse et la revalorisation des retraites à partir des salaires et non de l’indice des prix.

En garantissant deux visites médicales annuelles gratuites pour toutes les personnes de plus de 65 ans et la suppression des franchises médicales.

En créant des logements adaptés collectifs ou autogérés, le maintien à domicile doit être un choix ouvert.

Par l’assistance aux travailleurs immigrés âgés et leurs conjointes par un dispositif spécifique d’hébergement, d’écoute, d’amélioration et de suivi des droits à la pension ainsi qu’à l’ensemble des actes administratifs de la vie courante.

LE SPORT AU CŒUR DE NOTRE POLITIQUE

Une nouvelle politique responsable et publique du sport doit s’appuyer sur une nouvelle organisation redéfinissant la part de l’Etat, du mouvement sportif, des collectivités et des différents types d’acteurs du sport en France.

L’État doit prioriser son action pour un véritable service public social du sport qui permettra la pratique de tous et toutes, quel que soit l’âge ou l’état de santé.

Le sport reste le moyen le plus efficace pour la lutte contre l’obésité, un fléau mondial qui risque de toucher fortement notre pays sur le long terme. C’est aussi un moyen de lutte, contre la dépression et le renfermement sur soi.

Pour ce faire, il faut garantir l’accès du plus grand nombre à la pratique sportive, en s’appuyant sur un schéma national sur l’ensemble du territoire, et pour toutes les catégories de personnes.

La reconnaissance du sport comme un élément de santé publique, avec évidemment comme dimension prépondérante la lutte contre l’obésité et le dopage.

La mise en place d’un plan de reconnaissance du bénévolat sportif par la mise en place de formations, de reconnaissance des compétences et de professionnalisation des parcours.

La mise en place d’infrastructures dignes afin que la pratique soit faite dans la joie et la bonne humeur, pour limiter les risques de blessures.

Afin d’optimiser un maximum de pratique, il faut instaurer des aides publiques qui seront directement prélevées dans les clubs professionnels, mais aussi, auprès de grandes surfaces spécialisées dans les équipements sportifs.

La vitalité de nos concitoyens est primordiale pour que la société puisse vivre en harmonie.

UNE SOCIÉTÉ FONDÉE SUR L’ÉGALITÉ

Pour un strict respect de l’égalité des femmes et des hommes au cœur de la transformation de la société !

Malheureusement, l’égalité proclamée est en réalité tout autre. Les inégalités demeurent fortes, les violences et le sexisme perdurent, la division des rôles reste la norme.

Dans les faits, la France fait office de mauvais élève sur les inégalités entre les femmes et les hommes. Ceci est frappant en matière d’inégalité des salaires, mais aussi dans la politique, où l’on recense moins de 20% des sièges à l’Assemblée nationale.

Par ailleurs, la violence représente la forme la plus brutale et parfois invisible de la domination masculine. Tous les deux jours, une femme décède sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint.
Pour atténuer ces inégalités, il faut instaurer un monde solidaire qui ne peut se construire que si les rapports sociaux entre les femmes et les hommes changent considérablement.

C’est toute la société qui doit être transformée pour permettre le respect par une approche féministe, ce travail commence dès l’école primaire.

Il faut dès à présent imposer la création d’un ministère d’État de l’Égalité entre les femmes et les hommes qui aura pour mission de défendre et de faire appliquer les droits acquis.

La loi sur l’égalité salariale entre les femmes et les hommes doit être appliquée et s’accompagner d’audits obligatoires pour imposer aux entreprises une réelle politique d’égalité et d’accès aux postes à responsabilité.

Les femmes étant majoritairement concernées par les temps partiels subis et les petits revenus, il faut une augmentation du SMIC pour ces femmes afin de lutter contre les temps partiels subis et à la mise en place de plans de formations initiales et continues.

En outre, une politique éducative et de prévention passe par la formation continue aux inégalités de la petite enfance à l’université, ainsi que par la garantie de matériel pédagogique et de manuels scolaires non sexistes.

L’accompagnement des victimes de violences doit être amélioré à chaque étape, par une campagne de sensibilisation, par l’augmentation du nombre de places en hébergement d’urgence, avec le choix pour les victimes de pouvoir rester chez elles, par les formations sur la prise en charge des victimes, par l’ouverture de centres d’accueil pour les personnes violentes sur l’ensemble du territoire avec une obligation de suivi.

UN CADRE JURIDIQUE AUX PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP

Il est plus que vital d’arriver à une pleine citoyenneté dans la société pour les personnes en situation de handicap.

Un grand nombre de la population française est concerné par le handicap, avec de grandes différences territoriales de prise en charge et d’importantes inégalités impactant la solidarité et l’autonomie des personnes.

Il faut une inclusion sociale des personnes en situation de handicap par une application pleine et entière de la loi de 2005 dite « loi pour l’égalité des droits et des chances », par le droit à la santé, par l’octroi de revenus suffisants, par la compensation intégrale du handicap, par l’accessibilité, par la non-discrimination…

Notre société doit ainsi garantir aux personnes en situation de handicap les conditions de l’exercice plein et entier de la citoyenneté, en donnant, les moyens aux personnes en situation de handicap de s’intégrer dans la société par la mise à niveau de l’allocation d’adulte handicapé, l’amélioration de l’insertion professionnelle par renforcement des moyens, ainsi que par le travail et un soutien des collectivités aux structures accueillant des travailleurs handicapés.

En outre, assurer une réelle compensation du handicap en améliorant le fonctionnement des MDPH, en soutenant les services d’aide à domicile, avec une revalorisation des tarifs et de la qualification du personnel, en soutenant la formation du personnel. Un service public à l’attention des sourds et malentendants devra être créé, en prenant en charge, le matériel médical.

Garantir un plein accès des élèves handicapés à l’école, en augmentant significativement le nombre d’AVS, en les intégrant à l’éducation nationale et en leur garantissant une professionnalisation. Les enseignants doivent recevoir une formation au handicap ainsi que le matériel adapté. Pour les enfants ne pouvant être accueillis en milieu scolaire ordinaire, il est nécessaire d’augmenter la capacité d’accueil.

Enfin l’aménagement des logements particuliers devra financièrement être soutenu et surtout devront répondre à la demande d’autonomisation des personnes handicapées. L’accessibilité au transport, mais aussi à la culture et au sport, doit être  garantie pour toutes et tous.

UNE POLITIQUE MIGRATOIRE RESPECTUEUSE DES DROITS

Depuis trente ans, le discours faisant de l’immigré le bouc émissaire de la crise de l’emploi, de la crise sociale, de l’insécurité dans les banlieues, des déficits des budgets sociaux.. est récupéré par les politiciens, de l’extrême droite jusqu’au sommet de l’État.

Malheureusement, depuis 2002, nous assistons à une avalanche de textes répressifs et de pratiques attentatoires aux droits humains, avec des objectifs chiffrés d’expulsions, avec l’accroissement du contrôle social et politique, par le développement et le croisement des fichiers.

Pour éviter des écarts considérables il faut, mettre en œuvre une politique respectueuse des droits des migrants. Pour cela, il convient de réaffirmer la nécessité de procéder en continu à la régularisation de la situation administrative des étrangers présents sur notre territoire, de ne pas accepter l’arbitraire et les disparités de pratiques entre les préfectures. Ceci passe par le respect des droits fondamentaux des étrangers égaux à ceux des nationaux.

Mais aussi la dépénalisation du séjour irrégulier, avec la suspension des recours pour toute décision relative au séjour, la fermeture des prisons administratives c’est-à-dire les centres de rétention et zones d’attente, avec une lutte acharnée contre les filières mafieuses et toutes les formes d’exploitation de la précarité, en particulier des immigrés.

Cette politique passe également par la réforme du CESEDA, notamment, par la délivrance de titres de résidents de longue durée (3 ans, 10 ans, puis permanent) et non d’une année, renouvelables de plein droit. Il faut également la suppression des restrictions au droit à vivre en famille, à la vie privée et aux soins.

En outre, une réforme rendant plus souple l’acquisition de la nationalité française, en particulier pour les personnes nées ou ayant suivies leur scolarité en France, par une politique adaptée d’accueil et du bon vivre ensemble qui passe notamment par l’éducation, la santé, l’apprentissage de la langue, le logement, la formation, entre autres.

Cette politique doit également être soutenue par la lutte conte les discriminations qui constituent un fléau dont les conséquences sont dramatiques pour celles et ceux qui les subissent et aussi pour la démocratie. Elles mettent en danger la cohésion sociale.

Pour une lutte efficace, il faut une politique ferme, avec la création d’un secrétariat d’État à la lutte contre les discriminations, qui devra mobiliser tous les secteurs de la société (services publics, syndicats, patronats, associations, société civile, etc.).

Assurer l’égalité des droits entre ressortissants nationaux, communautaires et non communautaires concernant l’accès à l’emploi, aux diplômes.

Permettre l’accès aux allocations familiales pour les familles régularisées, pour leurs enfants arrivés avant la régularisation.

Par ailleurs, une véritable reconnaissance, aux gens du voyage, de leur pleine appartenance à la société française en leur octroyant de vraies cartes d’identité assorties du droit de vote automatique dans les communes dans lesquelles ils sont enregistrés, tout en développant dans les communes des aires d’accueil et permettre aux enfants l’accès à l’école et aux cantines scolaires.

UNE JUSTICE ÉQUITABLE, ACCESSIBLE ET EFFICACE

Il est plus que nécessaire d’améliorer l’efficacité de la justice, de la rendre plus accessible et plus respectueuse des droits de toutes et tous, ceci passe principalement par l’augmentation du budget de la justice.

En outre, la justice doit être équitable pour tous pour n’importe quel délit ou crime. C’est pour cette raison que la comparution immédiate doit être mieux encadrée et son utilisation restreinte en limitant la durée des audiences. La justice antiterroriste aux nombreuses dérives doit être réformée en profondeur.

Par ailleurs, il faut une justice accessible, notamment pour les ménages à revenus faibles. L’aide juridictionnelle devra répondre à « forfait juste et équitable » afin que le contribuable ne pense pas être « mal défendu » pour des raisons financières.

Enfin, la justice n’a pas qu’un simple rôle de sanction, elle doit aussi avoir un rôle préventif par le développement d’une justice réparatrice, par  la mise en place de tables rondes autour des victimes et des condamnés fondés sur un rôle social et éducatif, par l’encadrement des professionnels de la justice

Instaurée au lendemain de la Libération, l’ordonnance de 1945 s’agissant des délinquants mineurs, a posé un principe essentiel, celui de la primauté de l’éducatif sur le répressif. Les enfants d’aujourd’hui doivent rester l’avenir de la société et non-être des potentielles menaces.

Il faut sans plus attendre veiller à la réhabilitation de la Protection judiciaire de la Jeunesse avec l’ensemble de ses prérogatives, à la fois au  civil et au pénal.

L’enfermement des mineurs et la privation de liberté doivent être réservé à des affaires extrêmement graves, afin que le rôle premier de la justice vis-à-vis de ces jeunes soit, préventif avant d’être répressif.

METTRE L’HUMAIN AU CŒUR DE LA POLITIQUE DE SÉCURITÉ

Pour sortir du tout répressif, il faut une politique juste et équilibrée reposant sur la prévention, la dissuasion, la réinsertion et la médiation, en réhabilitant les politiques de préventions sociales, notamment, pour régler les conflits.

Par ailleurs, il faut une police de proximité connaissant la réalité du terrain et mettre un terme à la politique du chiffre tout en définissant les politiques de sécurité localement, en lien avec les forces de l’ordre, les élus, les associations, les acteurs sociaux et le parquet.

Les polices municipales doivent avant tout avoir une mission de prévention et de dissuasion afin de créer un climat apaisé.

Ceci passe aussi par le recrutement du personnel pour améliorer la prise en charge dans les commissariats, pour mieux répartir les effectifs sur le territoire, avec à la clef, une formation continue des policiers et gendarmes.

Les contrôles d’identité devront être faits uniquement lorsqu’il existe un risque avéré pour la sureté de l’État.

Enfin pour optimiser la lutte contre la délinquance, le croisement des fichiers de la gendarmerie et de la police sera mis en place, afin de permettre un échange d’informations et ainsi réduire les délais d’enquêtes et d’instructions.

Pour finir, la population carcérale et la longueur des peines de prison ont doublé. La surpopulation aboutit à la multiplication des centres pénitenciers, construits sur des normes de plus en plus sécuritaires, sans que les conditions de détention soient pour autant améliorées.

À ce sujet, la France a fait l’objet de plusieurs condamnations, c’est pourquoi l’amélioration des conditions de détention doit respecter les normes internationales tout en respectant le droit à l’encellulement individuel.

En matière de centres pénitenciers, il faut imposer une garantie de droits des personnes détenues, par exemple en installant au moment des élections des bureaux de vote, en construisant  des parloirs intimes dans chaque établissement pénitencier, en concluant de véritables contrats de travail ainsi qu’en reconnaissant les droits collectifs de ces derniers.

Tout naturellement cette réforme pénitentiaire ne peut se faire qu’en développant les peines alternatives à l’incarcération, notamment par la mise à l’épreuve, avec une volonté politique de réinsertion, en proposant des travaux d’intérêt général. Enfin, la libération conditionnelle, garante d’une meilleure réinsertion, doit être la priorité.

POUR UN MONDE DE PAIX ET DE JUSTICE

Notre conception d’une autre politique internationale, d’une autre diplomatie, d’une autre défense de la France et de l’Europe, s’inscrit dans un modèle de civilisation.

Ceci passe par une nouvelle architecture internationale dans un monde devenu multipolaire qui  n’a plus rien à voir avec ce qu’il était au sortir de la Seconde Guerre mondiale.

Sur le plan économique et financier, la France et l’Union européenne doivent promouvoir une gouvernance mondiale régulée avec une gestion internationale de la dette, en incluant une fiscalité mondiale, de taxation des transactions sur les marchés des changes, financiers et boursiers, mais aussi des profits des multinationales, des déchets nucléaires, des transports aériens

Cette politique doit également lutter contre la suppression des paradis fiscaux et judiciaires et la levée du secret bancaire en renforçant la coopération judiciaire contre la fuite fiscale et la corruption.

Afin de permettre une politique pragmatique et à long terme, il faut annuler des dettes des pays les plus pauvres.

L’ONU doit reprendre une place centrale dans la gouvernance mondiale, notamment par une réforme de son Conseil de Sécurité.

Enfin, le monde compte près d’un milliard d’êtres humains en situation de précarité très avancée.

Pour une lutte efficace, il faut une politique courageuse, en garantissant le droit à la souveraineté alimentaire, qui passe par des techniques adaptées, soutenues par la France et l’Union européenne, ainsi que l’ensemble des autres pays développés. Toutefois, la France doit être la pionnière de cette politique de souveraineté alimentaire.

Agir en faveur d’une politique ambitieuse en contribuant à garantir les droits fondamentaux des citoyens du monde par un accord mondial avec des objectifs de développement actuellement en panne par une gestion démocratique et participative.

Cela passe notamment par la non-violence comme mode de résolution des crises internationales, qui ce conçoit avec une parfaite lucidité sur la montée des crises qui sont une menace pour l’ensemble de l’humanité, à savoir la pénurie des matières premières et des énergies non renouvelables, la crise alimentaire, la diminution des ressources en eau potable, les inégalités économiques entre les peuples.

Dans ce cadre, la politique étrangère de la France en matière de sécurité collective vise à contribuer à la mise en place d’un nouvel ordre mondial, organisé dans le cadre des Nations Unies.

Sur un plan régional, ceci passe par le développement incontournable d’une politique commune de défense indépendante de l’OTAN.

Pouvoir décider des opérations extérieures sous mandat international et sous le contrôle démocratique du Parlement.

Privilégier la dimension européenne de notre Défense. Le projet d’Europe fédérale passe par l’élaboration d’une véritable politique européenne de sécurité et de Défense dotée d’une réelle capacité d’intervention civile et militaire, pour mutualiser les moyens militaires pour plus d’efficacité et d’économie.

En plus d’une promotion de désarmement nucléaire, la France doit montrer la voie pour la ratification et l’application et de la Convention sur les armes chimiques et bactériologiques. Son action au sein des Nations Unies doit œuvrer à la disparition de ce type d’armes visant les populations civiles.