Parti

Le parti

Fondé en janvier 2015, sous l’impulsion de personnalités impliquées sur la scène politique depuis 1999, le PEJ « Parti Egalité et Justice » a pour vocation de rassembler les citoyens rejetés, oubliés, délaissés, par les partis politiques ordinaires.

Ce nouveau combat électoral répond à une démarche d’engagement portée par une vision politique différente, juste, au service de l’intérêt général et du progrès collectif.

Les évènements de ces dernières années et le contexte de crise mondiale qui frappent notre société de plein fouet, ne doivent pas donner lieu au rejet, à la xénophobie, à la discrimination, au racisme, à l’antisémitisme …

Le désarroi de nos concitoyens pour la chose politique, de nos électeurs fatigués, trahis, par de vaines promesses électorales, ne doit pas nous éloigner de notre devoir civique.

Vous êtes notre cheval de bataille pour le rétablissement de votre confiance, pour mettre un terme à la confiscation politique.

Le PEJ, s’engage à travers de grands axes qui sont le fil conducteur de ses actions à rétablir la confiance nationale, en s’imposant de :
– Rétablir la confiance dans l’homme
– Rétablir la confiance dans la jeunesse
– Rétablir la confiance dans nos institutions garantes de notre Constitution
– Rétablir la confiance dans l’économie
– Rétablir la confiance au sein d’une France plurielle

L’espérance est en marche

Sakir COLAK
Président du PEJ
« La politique doit se faire dans le respect des valeurs,
dans la sincérité et la reconnaissance des concitoyens,
sans stigmatisation, ni marginalisation »

PARTI ÉGALITÉ JUSTICE

PREAMBULE

Des femmes et des hommes, convaincus que l’intolérance, l’inégalité, les discriminations et le racisme sont les maux majeurs de notre société, se sont associés pour constituer ensemble le PEJ « Parti Égalité et Justice », afin de répondre aux nombreux défis contemporains.

Elle se fait notamment par la préservation des valeurs universelles, fondée sur le principe de la démocratie et le respect des droits de l’Homme.

Pour cela, nous prônons une remise en question sérieuse et complète du système politique dominant depuis plus d’un demi-siècle. Le désamour de nos concitoyens en perpétuelle augmentation envers la chose politique est un réel danger pour notre démocratie.

Ce désamour ne s’exprime pas seulement par l’abstention, mais aussi par la recherche d’une expression politique trouvant sa source dans les partis d’extrêmes. Les inégalités sociales, accrues par les échecs répétitifs des politiques sociales menées par les différents gouvernements de ces dernières décennies, l’ascenseur social en panne et la crise économique, sont pour la majeure partie la source du développement d’un discours xénophobe, antisémite, raciste, intolérant, mais surtout, le développement spectaculaire et extrêmement dangereux de l’islamophobie, phénomène de rejet et de peur vis-à-vis de l’Islam et de ses fidèles.

Les citoyens français se détournent clairement des partis politiques traditionnels et de leurs dirigeants. Ils ne se retrouvent plus dans les propositions actuelles. Le discours et le projet des partis dits « traditionnels » ne répondent plus à leurs attentes et à leurs espoirs.

Certains sont désabusés devant l’absence de morale dans le monde politique, d’autres sont exclus et/ou stigmatisés par des discours xénophobes de plus en plus fréquents et banalisés dans tout l’échiquier politique. La rhétorique islamophobe est reprise par tous les acteurs politiques français et européens.

Devant cette crise ouverte et profonde du système politique, les françaises et les français recherchent et attendent une alternative réelle, crédible et réformatrice, de l’engagement en politique.

Touchés par une crise économique mais surtout sociale, nos concitoyens, veulent un projet politique à la hauteur des besoins de notre pays et des solutions concrètes aux problèmes qu’ils vivent au quotidien. Le développement de la démocratie participative est une revendication forte de la population.

La lutte contre les inégalités, les discriminations et la pensée raciste doit faire partie des priorités. La stigmatisation des différences et le discours xénophobe autour de l’immigration doivent être combattus à chaque instant.

Les membres du PEJ font de l’élargissement des droits, des pouvoirs, des libertés, de l’accès à l’éducation et à la culture de manière effective et égalitaire pour chaque personne vivant en France, une priorité absolue. L’ascenseur social, en panne depuis trop longtemps, doit redevenir une des forces de notre pays. L’utilisation de toutes les ressources doit être aux intérêts de tous.

Le PEJ porte un projet commun pour une réforme profonde de la vie sociale et politique actuelle.

Le PEJ, ainsi constitué, se base sur la richesse des diversités et des différences pour constituer son programme et sa méthode de concertation qui se veut régulière et participative, pour que tout un chacun soit entendu et écouté. Le PEJ est, comme son nom l’indique, un parti qui revendique la « Justice et l’Égalité ». Il a été fondé suite à un constat, celui du manque cruel de Justice et d’Égalité dans notre société.

Aujourd’hui, notre pays est touché de plein fouet par une crise économique mais surtout par une crise sociale profonde qui, au fil du temps façonne des frontières de plus en plus visibles entre les individus.

La France, jadis forte de son Histoire, de son identité humaniste est aujourd’hui victime de maux comme l’injustice, la discrimination, le rejet de l’autre mais surtout l’individualisme.

La France, jadis forte de son identité européenne est aujourd’hui dans un mécanisme de méconnaissance du travail mais surtout enclin à la création de classes sociales où les plus modestes sont les plus touchés par toutes formes d’injustice.

La France, jadis terre d’accueil connaît aujourd’hui l’alternance de politiques les unes plus discriminantes que les autres, ayant pour unique discours l’offense des populations issues de toutes les immigrations, pour la conquête du pouvoir.

La France, père fondateur de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen connaît aujourd’hui une montée incontrôlée de l’intolérance, contre toutes sortes de différences, en violation quasi permanente des libertés de l’individu.

NOS VALEURS ET NOS OBJECTIFS

LA JUSTICE :

Fondement d’un État de droit mais surtout vitale pour une société vivant dans l’harmonie, la Justice doit être l’objectif ultime.

Pour une société française plus juste, le Parti Égalité et Justice, est partisan d’une Justice omniprésente dans le système politique, étatique, économique, sociétal de la France.

Le PEJ a pour objectif de combattre toutes formes d’injustice, mais surtout d’inscrire sans faille ni cesse la Justice dans tous ses programmes politiques et actions.

La finalité est d’instaurer l’équilibre des droits pour que plus aucun individu ne pense être lésé par un système et une société injuste.

Le PEJ a pour objectif de défendre, de veiller au respect des libertés et droits des individus, qui sont trop souvent violés.

L’EGALITE :

L’Égalité est au cœur de notre parti. L’Égalité ne doit plus être un idéal mais un principe appliqué dans tous les domaines. Pour une société, une humanité plus juste, l’Égalité doit être le fondement de tout système.

L’Égalité doit être appliquée entre les individus, ce qui suppose un combat ferme et affirmé mené contre toutes formes de discriminations ou rejets.

La reconnaissance réelle, mais surtout le respect des différences de chacun par le système actuel, est l’un des objectifs du PEJ.

La différence d’origine, de culture, de religion, de langue doit être reconnue comme une richesse et non un obstacle.

Le PEJ, s’engage à défendre, la citoyenneté plurielle, l’ensemble des concitoyens laissés à l’abandon et à veiller au respect de leurs droits.

JUSTICE ET ÉGALITÉ POUR TOUS

SOCIAL

Le principe d’Égalité fait partie intégrante de notre devise « liberté, égalité, fraternité ». C’est à partir de ce principe que la République a construit tout un dispositif de protection sociale assurant, par la même occasion, la sécurité des plus démunis. Ce principe est aujourd’hui fragilisé.

Cette fragilisation n’est pas sans conséquence, elle conduit non seulement les citoyens à se détourner des partis ordinaires, qui n’arrivent plus à proposer de solutions concrètes aux problèmes quotidiens de la société, mais de surcroit, de reporter davantage leur attention, voir leur adhésion, aux arguments de rejet des autres cultures accusées d’être les responsables de toutes leurs souffrances.

Cette fragilisation conduit donc directement au rejet de la citoyenneté plurielle.

C’est la raison pour laquelle réaffirmer le principe d’égalité comme socle fondateur de la Démocratie est au cœur des valeurs que défend le PEJ.

Priorité 1 : Recréer la cohésion entre les quartiers populaires

La répartition des infrastructures aux seins des banlieues n’est pas tout à fait homogène. Il faut militer pour un plus grand accès à l’éducation et à la culture et pas simplement aux activités sportives et de divertissements. Nos quartiers populaires ne doivent pas être laissés à l’abandon. Les rénovations de façades ne doivent pas cacher la misère qu’endurent les populations vivant dans ces banlieues. Ils sont au quotidien, l’objet de marginalisation et de stigmatisation.
L’enseignement est l’unique moyen d’insertion et de socialisation.

C’est pourquoi, il faut rapidement mettre en place de petites bibliothèques municipales, il faut une refonte des écoles, afin de réduire les effectifs pour un enseignement optimisé, il faut des enseignants adaptés pour leur donner l’amour de l’enseignement, il faut des structures répondant aux besoins des banlieues.
Ce n’est qu’à travers l’éducation que nous allons pouvoir réinsérer les quartiers périphériques de la ville aux quartiers du centre ville.

Ainsi, nous pourrons gommer les amalgames de part et d’autre, afin d’arriver à un idéal sociétal.

Priorité 2 : Développement de partenariats pour l’accès à la culture

Permettre à chaque enfant, quelle que soit son origine, d’accéder gratuitement aux musées, aux bibliothèques, aux lieux de transmission de la mémoire et plus généralement à toutes associations facilitant le développement culturel et l’épanouissement personnel. Le rôle des pouvoirs publics est de mener cette politique de gratuité d’accès aux infrastructures sociales, lieux privilégiés de la socialisation linguistique, culturelle et politique.

Ceci permettra de faciliter l’acceptation des différences, de tout un chacun et de mieux connaître, l’histoire, la culture, les traditions ainsi que le mode de vie de son voisin.

La cohésion de la société passe par la connaissance de l’autre.

ECONOMIE

Le PEJ veut remettre au centre de son action politique les principes de l’économie sociale fondés sur la redistribution. Nous voulons remettre l’économie au service du développement humain. Face aux pouvoirs exorbitants des banques privées, qui littéralement asphyxient les États via le paiement des intérêts de la dette contractée auprès de ces banques, notre parti milite en faveur du retour à l’autonomie des banques centrales ou tout au moins au droit de la Banque Centrale Européenne à prêter directement aux pays ayant des difficultés financières.

Le paiement de la dette ne peut indéfiniment contraindre une nation à rembourser une dette artificiellement créée, d’autant que cette dette est illégitime. Depuis le Traité de Maastricht de 1992, (confirmé par l’article 123 du Traité de Lisbonne), les pouvoirs publics ne peuvent plus emprunter à leur banque centrale ou à la Banque Centrale Européenne (BCE). Les états dépendent donc totalement du financement fourni par les sociétés financières privées (principalement les banques privées), ce qui a entrainé un surcout financier considérable pour les finances publiques.

Rappelons que ces banques privées empruntent auprès de la BCE à un taux de 0,2% et qu’ils prêtent aux états à un taux moyen de 2 à 4 %. Les états sont donc tenus de payer cette différence aux banques privées. C’est pour cette raison que les états sont contraints à mener des politiques d’austérité que nous connaissons et qui, littéralement, inhibent l’activité économique et augmentent le chômage. L’austérité conduit l’État à réduire ses dépenses au lieu de les augmenter pour ranimer l’économie et redistribuer la richesse.

L’activité économique s’effondre de même que les recettes fiscales et la dette publique explosent.
Si les états pouvaient se financer directement, soit auprès de leur banque centrale, soit auprès de la BCE, la dette publique de la France, qui frôle actuellement les 100% du PIB, serait bien moindre, environ 20% du PIB. C’est en cela que cette dette est illégitime, sans son existence artificiellement créée depuis 1992, elle aurait permis aux états de mieux jouer son rôle traditionnel de redistribution des richesses, loin des politiques d’austérité.

C’est le remboursement de cette dette illégitime qui menace inévitablement la paix sociale et le bien-être collectif. C’est pour cela que le PEJ milite afin que le bien-être de nos concitoyens soit au centre de l’action politique.

C’est ce que nous voulons mettre au centre de toutes nos actions. C’est à ce prix que l’Égalité et la Justice peuvent trouver leurs expressions véritables. Nous pensons qu’en aucun cas le politique et la volonté générale démocratique ne doivent se subordonner au pouvoir économique.

Pour le PEJ, la véritable question de l’Égalité et de la Justice trouve son origine dans cette erreur fondamentale commise au début des années 90 et qui a conduit notre pays, au fur et à mesure vers la crise économique d’aujourd’hui qui dure depuis presque une décennie. L’obligeant à détourner l’attention de la population vers des questions liées à l’immigration et aux différences culturelles (tout en stigmatisant particulièrement la population musulmane) sensées être la véritable cause de cette crise.

RELANCE DES PME/PMI :

Depuis ces dernières années, la situation économique n’a cessé de se dégrader. Les conséquences sociales et sociétales se traduisent au quotidien par l’accroissement d’un chômage endémique et le développement de la précarité chez les populations les plus fragiles, les fermetures de nombreuses petites et moyennes sociétés, au détriment de l’accroissement du bénéfice des grandes sociétés.

Pour mettre un frein à cette dérive les pouvoirs publics doivent davantage intégrer les petites et moyennes sociétés dans l’attribution des marchés publics.

Pour ce faire, il est nécessaire d’introduire des quotas de marchés réservés à ces sociétés afin qu’ils puissent obtenir en direct un partie du marché sans intermédiaire pour éviter d’être constamment des sous traitants.

Ceci permettra, notamment pour les sociétés dans les zones franches, d’être responsables pour assurer la survie de leur société et ainsi permettre d’éviter l’échec de ces sociétés qui subissent la loi des multinationales.

Rendre la confiance et la légitimité à ces sociétés doit être le combat des pouvoirs publics.

Les agissements des grandes sociétés sont la cause principale de la fermeture d’une petite ou moyenne société.

L’application d’un quota permettra de mettre un terme à cette politique, qui consiste à sous-traiter au prix le plus bas, pour se faire un maximum de bénéfices.

ÉDUCATION :

L’égalité des chances doit être le socle de notre société. L’égalité des chances passe inéluctablement par l’éducation. L’école de la République ne doit pas faire de distinction entre les élèves selon leur classe sociale ou milieu.

La République doit avoir un traitement identique pour l’ensemble de ses enfants.

C’est ainsi qu’on pourra arriver au bien vivre ensemble, dans une société composée de citoyens pluriels.

Ainsi, quel que soit le milieu social, économique ou culturel dont les enfants ou les jeunes sont issus, l’éducation est là pour donner la même chance d’émancipation sociale à chacun afin de réussir et de se forger un avenir humainement digne.

Priorité 1 : Renforcer les structures et les offres pédagogiques dans les quartiers difficiles

Il est un fait qu’aujourd’hui l’égalité des chances et l’ascenseur social ne sont plus que des chimères.

Le PEJ milite pour améliorer l’encadrement auprès des zones d’éducation prioritaire. L’allocation d’importants budgets ne peut pas à elle seule suffire, il faut en plus de cela encadrer les jeunes de milieux populaires, avec des professeurs ayant l’expérience de l’enseignement et la pédagogie nécessaire pour arriver à stimuler l’élève.

Enfin, il conviendrait d’évaluer régulièrement les pratiques afin d’ajuster, au plus près, les réformes à introduire. Faut-il rappeler les conclusions du dernier rapport PISA qui pointe la France comme étant le pays où les inégalités entre les élèves sont les plus importantes parmi tous les pays de l’OCDE ?

Le PEJ s’engage à inverser la tendance en affectant les professeurs les plus expérimentés et les plus motivés dans les zones d’éducation prioritaire. C’est là, l’exigence première pour combattre ces inégalités et offrir à ces jeunes les promesses d’un avenir meilleur.

Les jeunes, voyant leur horizon éclairci, auront des projets en perspective, ce qui permettra d’éviter l’exclusion
sociale, et le manque de confiance en soi.

La confiance et l’émancipation permettent de surpasser les clivages et les clichés.

Le PEJ se donne pour mission de dé-diaboliser les jeunes et moins jeunes résidants dans les quartiers périphériques des grandes villes.

L’amour de l’école, l’envie d’apprendre, l’éducation en continue sont les seuls moyens pour restituer leur place à ces populations, dans la Cité.

Priorité 2 : Adapter les manuels d’histoire et d’éducation civique en y intégrant une vision multiculturelle et plurielle.

L’histoire est une discipline fondamentale dans la construction et l’identité d’un enfant ou d’un jeune.

Les facteurs d’identification d’un individu à un pays, à une culture, à une langue et à une histoire sont multiples. Au-delà de l’environnement familial, il existe deux lieux de socialisation privilégiés : l’armée et l’école. Le service militaire révolu, l’école reste l’institution par excellence qui socialise le jeune.

L’histoire joue un rôle important en nous enseignant d’où l’on vient pour mieux construire notre identité, avoir confiance en ses capacités et savoir où l’on va. Le programme d’histoire a évolué ces dernières années en prenant en compte l’évolution de la société française.

L’introduction dans le programme d’enseignement scolaire de l’Empire Arabo-musulman et de l’Empire-Asiatique ainsi qu’Africain, pourra permettre l’intégration des populations plurielles à l’évolution géopolitique de notre temps avec une pédagogie adaptée aux problématiques sociétales, qui sera un gage d’ouverture aux autres cultures.

La France est un pays multiculturel dont l’origine de cette identité plurielle n’est pas suffisamment enseignée dans nos écoles. Cette manière de procéder est une porte ouverte à toutes formes de discriminations.

Il est donc impératif de comprendre et d’étudier les dynamiques historiques qui ont engendré l’inter culturalisme en France. Les programmes d’enseignement de l’histoire ne doivent pas uniquement se cantonner à l’histoire de notre pays et de la colonisation mais s’élargir de manière à intégrer le fait que l’histoire de la France est le lieu où se recoupent plusieurs histoires singulières et dont leurs contributions ont forgé notre histoire nationale.

LAÏCITE

La laïcité est un principe fondateur de la République Française qui garantit la liberté de conscience et de religion. Elle trouve son origine dans la doctrine de la séparation de l’Église et de l’État initiée par les Révolutionnaires français, concrétisée par la loi de 1905.

Pourtant ce principe a subit une mutation sémantique au point de désigner, aujourd’hui, un principe juridique d’exclusion à l’encontre des minorités religieuses et particulièrement de l’Islam et des Musulmans.

Priorité 1 : Renouer avec le concept d’origine de la laïcité

La laïcité inclut le principe de la séparation de l’Église et de l’État. Le PEJ pense que cette séparation est nécessaire, mais pas suffisante.

La laïcité doit impérativement s’accompagner de deux objectifs complémentaires :

– la liberté de conscience et de croyance.
– l’égalité entre les différentes religions sur le territoire national.

Il est important de préciser que par liberté de conscience et de culte nous revendiquons le droit à une véritable pratique sociale et publique des religions.

De la même manière, la revendication en faveur de l’égalité de droit entre les différentes religions est un appel lancé aux autorités publiques afin qu’elles ajustent leurs comportements de manière à être à équidistance dans le traitement accordé à chaque religion.

Le PEJ s’oppose donc à l’idée selon laquelle les religions mettent en péril le principe de laïcité. Car même si la laïcité garantit la liberté de conscience, d’expression, d’opinion et de croyance, elle ambitionne aujourd’hui, à la suite de ce glissement sémantique, d’exclure totalement les pratiques religieuses, qui restent viscérales pour l’harmonie de la société.

Ce glissement sémantique du concept de laïcité peut, sans doute, expliquer en grande partie la méconnaissance et l’appréhension qu’il suscite envers la communauté musulmane. Le débat sur la laïcité touche pourtant le cœur de l’identité française.

A l’heure où la France est prise en étau entre deux défis, le premier lié à l’intégration Européenne et à la Mondialisation, le second provenant des difficultés à répondre de façon adéquate aux défis soulevés par les banlieues, la scolarisation et l’emploi, trop souvent l’Islam est pointé dans les discours politiques comme étant le problème prioritaire qu’il s’agit de résoudre. Pratiquement tous les gouvernements successifs organisent un débat sur l’intégration.

Sans le nommer, c’est pourtant bien la population musulmane qui est visée.

On ne peut mener une politique sérieuse, répondant aux défis nouveaux du XXIème siècle, en ciblant une population qui fait partie à part entière de notre nation.

Pour éviter des différends sociétaux, il faut empêcher la diabolisation d’une partie de la population pour le bien être d’une autre partie.

L’objectif de la laïcité est que l’Etat n’interfère pas dans le domaine de la religion, que l’Etat ne reconnaît, ni ne subventionne aucune religion, excepté en Alsace Moselle régie par un statut spécifique du Concordat de 1905.

Donc au-delà de la question de la laïcité, c’est un problème d’intégration des Musulmans qui est posé. Les statistiques sont unanimes, la majorité des Musulmans de France sont socialement et économiquement intégrés, or les élites politiques ne les ont pas culturellement intégrés. La question est donc de savoir pourquoi aujourd’hui la laïcité est devenue un sujet brûlant de la société française.

Le PEJ compte revenir au cœur de ce qu’était la laïcité française, et ambitionne de jouer un rôle politique de premier plan pour que la laïcité cesse d’être ce qu’elle est devenu aujourd’hui, un outil juridique d’exclusion à l’encontre de nos concitoyens.

Priorité 2 : Pour une adaptation de la loi de 1905

La loi de 1905 institue la séparation de l’Église et de l’État. Au moment de son adoption, bon nombre de religions étaient absentes au sein de notre nation.

Actuellement, il n’est plus envisageable de cantonner la loi de 1905.

Une réalité s’impose à nous, la population musulmane, orthodoxe, bouddhiste… font partie de notre société.

Les personnes de confession musulmane représentent à elles seules plus de 10% de la population, ce qui est une réalité sociologique et économique qu’on ne peut méconnaître.

La reconnaissance de ces minorités va favoriser l’harmonie de notre société.

C’est pourquoi, le PEJ milite pour un moratoire sur la laïcité.

Nous devons renforcer l’esprit de la notion de la laïcité tout en préservant le principe de la séparation des pouvoirs.

Pour ceci, il faut que l’ensemble des acteurs cultuels puisse être écoutés et entendus afin de définir un sens juste et équitable de la laïcité.

Simple exemple, concernant la population musulmane, le PEJ souhaite, la prise en considération des recommandations de la Commission « STASI » de donner la possibilité de menus de substitution dans les cantines.

FAMILLE

Le néo-libéralisme contemporain, après avoir mis à genoux les États, mène aujourd’hui son offensive contre la cellule familiale. Aujourd’hui, la famille est remise en cause directement dans sa constitution et dans le rôle qu’elle est censée jouer dans l’éducation de l’enfant.

La famille ne repose plus sur ce qu’elle a toujours été, à savoir sur une union entre un homme et une femme mais doit désormais inclure, sous ce dictat, la possibilité d’existence de plusieurs types de familles. Plus grave encore, ces distinctions sont enseignées à l’école à nos enfants dès le plus jeune âge.

Priorité 1 : Renoncer à l’enseignement de la théorie du genre dans les écoles

Le PEJ estime que la première des libertés fondamentales est de transmettre les valeurs et les principes à nos enfants sans que l’État n’interfère dans ce processus.

En effet, le rôle de l’école est de se contenter d’instruire et non d’éduquer. Éduquer relève de la responsabilité seule des parents et de la famille.

L’introduction de la théorie du genre est bien plus qu’une vision qui pousse à l’égalité entre les sexes, c’est tout bonnement nier toutes différences physiologiques et psychologiques entre les hommes et les femmes. C’est penser que la différence est exclusivement du fait de la construction sociale. Ce postulat théorique qui est très contesté par l’ensemble des milieux scientifiques, tend à violer l’innocence de nos enfants.

Le PEJ s’oppose au projet qui ne relève pas de l’éducation nationale.

Le PEJ est pour le développement d’un processus pédagogique, qui pourra se réaliser lors de l’étude en éducation civique, afin d’éduquer les élèves sur le principe de l’égalité des hommes et des femmes devant la loi, les institutions, les choses de la vie courante.

L’égalité entre les hommes et les femmes est un principe partagé par le PEJ, l’égalité est une notion juridique c’est un droit.

C’est pourquoi, il faut proposer une alternative pédagogique à l’école primaire et au collège sur l’égalité des sexes devant la loi, sans aucune atteinte aux valeurs et aux principes de l’Etre, qu’ils soient libéraux, conservateurs, athées, agnostiques ou croyants.

EUROPE

Lors de sa genèse, l’idée européenne était constituée pour préserver la paix en Europe, avec un objectif clair, fondé sur un programme économique et social équilibré et durable.

L’idée était de favoriser la compétitivité des entreprises européennes dans un souci de développement social. Tout cela dans le cadre de l’État social. Concrètement cette idée s’est traduite par une redistribution des richesses des pays les plus riches vers les pays les plus pauvres en vue de mettre leurs infrastructures, leurs technologies et leurs Universités au niveau des pays les plus riches, pour favoriser un commerce et un libre-échange juste et équitable.

La politique sociale de l’Union Européenne a toujours porté une attention toute particulière à la promotion de l’éducation, à l’égalité hommes-femmes, au respect des minorités et à la protection des libertés individuelles. D’ailleurs, le nouveau cadre stratégique « UE 2020 » se place dans cette continuité. Or, force est de constater que depuis quelques années, l’Union Européenne s’est transformée en un simple marché de libre échange, relayant la dimension de l’équité sociale au profit de l’efficacité libérale.

Le PEJ souhaite un retour à la conception originale en y introduisant une dimension multiculturelle.

Priorité 1 : Liberté fondamentale et protection des minorités

En pleine crise économique et sociale, l’Europe est l’image de la France, malheureusement en déclin contre sa lutte vis-à-vis des discriminations ainsi que de l’islamophobie.

Au contraire nous assistons, à travers les politiques, à une lutte écharnée contre les citoyens pluriels de confession musulmane.

L’État se doit d’être pacificateur et de renouveler l’harmonie dans la différence entre ces concitoyens.

Il existe une réelle crainte que l’Europe succombe une nouvelle fois à ces démons d’antan, ceux des années 30, qui ont conduit notre continent à l’épuration de la communauté israélite.

Le PEJ souhaite rétablir la place prépondérante de la France au sein de l’Union Européenne à travers sa diversité.

La France est et doit rester une nation exemplaire en unissant ses concitoyens dans un projet commun d’avenir.

Malheureusement, les discours de haine sont largement répandus en Europe et pas uniquement dans les partis d’extrême droite.

Notre pays doit être exemplaire en imposant une politique d’intégration des populations vivant sur notre territoire.

Cette exemplarité doit permettre de dégager un tronc commun afin qu’il soit repris dans les autres pays de l’Union.

Nous pensons que le problème est global et que les hommes politiques sont de plus en plus tentés par des discours populistes pour gagner les élections. À bien des égards ce populisme se traduit par l’Islamophobie et un certain nombre de lois antimusulmanes sous prétexte de laïcité ou de protection envers les femmes.

Beaucoup de lois qui portent fondamentalement atteinte aux libertés fondamentales sont votées au sein du Parlement, alors que l’Etat se doit d’être protecteur de ces libertés.

Il est intolérable que le pays des Droits de l’Homme impose des lois sont consulter au préalable ces dernières.

La loi sur le travail dit « EL KHOMRI », la loi « MACRON », la loi sur le port du voile pour ne citer que celles-ci, doivent être discutées et acceptées par la majorité, et non imposées à coups de pression.

En somme, poussés par la crise et la tentation populiste, le rejet des uns et l’islamophobie sont encouragés directement par les états.

Malheureusement, la justice ne semble pas en mesure de combattre cette tendance.

C’est la raison pour laquelle au PEJ, nous pensons qu’il faut créer un organe commun chargé de surveiller le processus législatif. Cette idée va de soit avec le principe d’égalité. Si une loi est considérée comme discriminante envers une communauté ou une religion, cet organe devrait avoir la possibilité d’attirer l’attention du législateur sur ses conséquences.

C’est là une simple conséquence d’une bonne régulation du processus législatif afin d’éviter toute discrimination. Notre parti est également ouvert, sur ce point, à collaborer avec d’autres partis français ou européens dans l’espoir de repousser les discours de haine qui hantent actuellement l’Europe entière.

Priorité 2 : Adhésion

Le PEJ soutient l’ensemble des demandes d’adhésion à l’Union Européenne. Nous pensons que plus l’Union sera élargie, plus les messages de paix et de solidarité seront préservés.
C’est pourquoi, il faut rapidement approuver l’adhésion de la Turquie, de la Bosnie, du Kosovo, du Monténégro, l’Albanie, pour ne citer que ces derniers, au sein de l’Union Européenne.

Ces pays sont historiquement liés à l’Europe.

En adhérant des pays musulman au projet de l’Union, nous allons pouvoir mettre un terme aux amalgames et ainsi mieux comprendre les membres de la communauté musulmane sur notre territoire, pour faciliter dans la coopération leur intégration.

Dans ce contexte, il n’est pas inutile de rappeler l’idée directrice du Philosophe Allemand Jürgen HABERMAS, lorsqu’il parle de « Patriotisme Constitutionnel pour l’Europe ».

La Turquie, reste un atout économique et stratégique pour l’Union Européenne de par sa forte croissance économique et parce qu’elle est un pont naturel entre l’Orient et l’Occident.

Il serait regrettable qu’après, 40 années de négociation avec ce pays, l’Union ne respecte pas ses promesses envers la Turquie, au risque qu’elle cherche un autre partenaire, qui serait politiquement une faute lourde pour l’équilibre de la région.

LA CAUSE PALESTINIENNE

Le PEJ veut retrouver la diplomatie qui a fait la grandeur et l’honneur de la France. Nous militons pour une politique étrangère qui ferrait de la France la puissance protectrice des peuples.

Notre pays fait partie du membre permanent du Conseil de Sécurités, et à ce titre elle doit utiliser son influence en vue de promouvoir la résolution des conflits, la paix internationale et une meilleure cohésion européenne. Le récent vote de l’Assemblée Parlementaire en faveur de la reconnaissance de l’État Palestinien est un pas qui honore cette tradition française.

Dans une entrevue en 2012, Benyamin Netanyahou s’est vanté d’avoir fait échouer les accords d’Oslo. La colonisation israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem s’est intensifiée sans que jamais Israël ne soit condamné encore moins sanctionné. Aujourd’hui 520 000 colons vivent en Cisjordanie, qui est en passe d’être coupée en deux par les colonies israéliennes. Pour empêcher que Jérusalem-Est puisse être la capitale d’un État palestinien, le gouvernement israélien organise la construction massive de colonies juives dans cette partie de la ville et à l’inverse refuse tout permis de construire pour les Palestiniens.

Alors qu’étaient fêtés les 25 ans de la chute du mur de Berlin, le mur construit par Israël aux motifs de sécurité annexe 9% du territoire palestinien tel que défini par le cessez-le-feu de 1949 sans réelle protestation internationale. Pour garantir son pouvoir menacé par plus extrémiste que lui, Benyamin Netanyahou est entré dans une surenchère permanente : toujours plus de colonies et peu de réaction face aux provocations des milieux religieux israéliens extrémistes, notamment dans leur volonté de prier sur l’esplanade des mosquées.

La voix singulière de la France, seule puissance occidentale à faire entendre un autre son de cloche dans le concert des nations sur la question palestinienne, semble aujourd’hui avoir perdu toute forme d’aura. Ce que certains appelaient la politique pro-arabe de la France, que les gaullistes nommaient, très justement, la politique d’indépendance nationale, semble avoir totalement disparu depuis le dernier massacre de civils et d’enfants à Gaza. Elle nous semble bien loin l’époque où la France se faisait honneur en soutenant la cause d’un peuple sans terre.

Cette doctrine diplomatique, initiée par le Général De Gaulle en 1967 et par laquelle il condamnait l’agression israélienne contre l’Égypte en décrétant un embargo sur la vente d’armes à Israël, a été suivie par tous ses successeurs de gauche comme de droite. En 1982, lors de l’attaque israélienne au Liban, François Mitterrand dépêche des bâtiments de la marine française pour exfiltrer Yasser Arafat et les cadres de l’OLP. Enfin, tout le monde se souvient de la colère de Jacques Chirac lorsque l’armée israélienne l’empêchait de visiter les quartiers arabes de Jérusalem.

Le PEJ milite clairement pour la pleine reconnaissance des droits du peuple palestinien à un état. Nous combattons tout aussi vigoureusement toutes les violations des droits de ce peuple par l’autorité occupante.

Le PEJ déploiera toute son énergie, notamment à travers ses multiples réseaux, à aider et soutenir la diplomatie française dans sa volonté de faire aboutir le processus politique permettant de créer, enfin, une paix stable et durable dans le respect de la sécurité de chacune des parties. Bien entendu, nous privilégions, pour ce faire, la négociation politique mais en cas de refus ou d’échec du processus, nous considérons que la France doit à nouveau mettre à l’agenda du Conseil de Sécurité de l’ONU, de même qu’à celui du Conseil de l’UE cette question afin de voter des sanctions obligeant Israël à respecter les résolutions de l’ONU. Israël doit cesser sa politique de colonisation et sa nouvelle politique consistant à modifier sa constitution afin d’en faire un seul état. Il en va du sort de millions de musulmans, de chrétiens ainsi que des populations vivant en Israël, qui seraient de facto, considérés comme des citoyens de seconde zone.

COHESION NATIONALE

Priorité 1 : Intégration

Notre pays a gardé un modèle d’intégration fidèle aux préceptes ayant présidés à la création des États-nations aux XVIIIème et XIXème siècles en Europe.

Aujourd’hui, la France base sa politique d’intégration sur l’assimilation, ce qui est aux antipodes de l’intégration.

La multi culturalité n’est pas synonyme d’inter culturalité. La France n’a jamais été un pays où les diverses cultures cohabitent sans que des liens et des échanges se tissent entre elles. Au contraire, la France a toujours favorisé le dialogue et l’échange pacifique entre les cultures. Elle a de profondes raisons historiques qui justifient cette tradition. L’intégration doit donc également se mesurer sur le terrain social, celui de l’éducation et de l’accès à l’emploi.

Au PEJ nous soutenons une politique d’intégration des minorités, et non une politique d’assimilation qui est contraire aux valeurs des Pères fondateurs.

Le droit du sang ainsi que le droit du sol, sont des notions qui doivent être préservés pour permettre aux citoyens étrangers d’opter pour la nationalité de cœur. C’est ainsi que nous arriverons à ce que la France soit un pays exemplaire où il fait bon vivre.

L’intégration passe par l’acceptation de l’autre afin qu’il trouve une place au sein de la société. Notre société ne doit pas être fermée mais au contraire elle doit pouvoir accueillir l’ensemble des citoyens pour créer la cohésion nationale.

Or, l’intégration doit aussi se penser en terme social, interculturel et économique. Une personne qui possède un emploi est mieux à même de construire et d’apporter sa pierre au développement et au rayonnement de la France. En ce sens, toutes formes de discrimination à l’embauche sont vigoureusement combattues par notre parti.

La France s’est construite à travers de multiples identités et cultures, l’immigration et l’intégration des nouveaux arrivants ont sans cesse enrichi la France, culturellement, intellectuellement et économiquement.
Le PEJ s’oppose sans réserve à l’idée que pour s’intégrer, il faille se dépouiller de leurs racines, de leur histoire, de leurs traditions ou de leur religion, les citoyens présents sur notre territoire.

Nous rejetons, par conséquent, l’assimilation dont l’exemple le plus extrême consiste à changer d’identité, de culture, de croyance, afin d’adopter un concept français unique, comme par exemple l’islam de France ou l’idée qu’un musulman est moins français, du fait de sa religion.

Ce n’est pas la religion qui doit déterminer si oui ou non, nous sommes plus ou moins français. La croyance doit rester dans la sphère privée.

Nous ne pouvons pas imposer un modèle commun, nous devons à travers le dialogue, arriver à façonner une société exemplaire.

Le PEJ milite pour une politique d’intégration à l’image de la société plurielle qui compose la France. Notre pays est un pays multiculturel qui a adopté le modèle interculturel, il n’y a pas de religion officielle comme il n’y a pas d’ethnie officielle. C’est une république indivisible.

En somme, toute la politique de division et de distinction entre les français dit de souche et ceux qui sont français de moins longue date n’a pas lieu d’être. Le PEJ restera fidèle à l’indivisibilité des français, qu’elles que soient leurs religions ou leurs origines.

Le PEJ s’engage à militer pour mettre fin à cette politique d’assimilation qui a comme conséquence de ne pas considérer chaque français comme faisant pleinement partie de la République. Cette politique d’assimilation est dangereuse..

Le parti milite pour une politique d’intégration dans le respect de la différence. Une politique d’intégration sociale et économique, sans aucune considération de l’origine, de la religion, de sexe, ou de crispation identitaires. La cohésion nationale passe par une représentation politique et médiatique de la diversité dans la pluralité des consciences idéologiques.

Priorité 2 : Communautarisme

Le regroupement de personnes au sein d’une structure ou autour d’un projet commun sur base de leurs similitudes culturelles ou religieuses est très mal perçu en France. En effet, le communautarisme est souvent décrié comme le mal principal de la République. Pourtant, les personnes qui se regroupent au sein de leurs communautés ne le font que parce qu’elles se sentent exclues de la vie publique et se replient donc naturellement vers les groupes dont elles se sentent proches. Cela n’est pas sans conséquence sur le vivre-ensemble.

Cette exclusion pose pourtant des problèmes adressés au monde politique. Les pouvoirs publics doivent, par conséquent, porter une attention toute particulière à ce phénomène et ce n’est certainement pas par la « répression » qu’on résoudra le problème. Il devient donc urgent, surtout dans le contexte actuel, de prendre des mesures permettant à ces populations de se sentir pleinement comprises et intégrées. Elles doivent, elles aussi, se sentir comme étant des membres de la communauté nationale et bénéficier des mêmes droits et avantages dont bénéficie tout citoyen sous peine de voir cette catégorie de personnes se marginaliser.

La France est plurielle, de la même manière l’identité de chaque personne est plurielle, elle est nationale, religieuse, philosophique, culturelle ou même simplement sportive, l’appartenance est multiple.

Par conséquent, l’idée selon laquelle se regrouper ou travailler en collaboration ou en communauté s’opposerait forcément à l’identité nationale ou à l’appartenance nationale est un non sens. La vraie question est de comprendre et de répondre de manière adéquate aux exigences formulées par ces regroupements ou associations.

Le PEJ fait le constat que les groupes, associations communautaires ou autres, qui font un réel travail social sur le terrain, sont automatiquement taxés de regroupement communautariste alors qu’il n’en est rien. Dès lors et trop, souvent cet argument est évoqué comme prétexte priver de subventions ces communautés tant au niveau local que national.

Le PEJ militera avec toute son énergie afin de réparer cette injustice.

Le PEJ pèsera de toute sa force pour que l’ensemble du monde associatif de même que les organisations culturelles ou cultuelles aient le droit d’exister sans être immédiatement reléguées au rang d’association communautariste.

« Notre sincérité fera l’objet de controverses,
mais nous permettra de préserver nos valeurs »